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L’épouse de l’ancien président sud-coréen écope d’une peine d’emprisonnement

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L’ancienne première dame Kim Keon Hee a été reconnue coupable de corruption par la justice de Séoul. Cette condamnation intervient dans le sillage judiciaire de l’affaire ayant conduit à la destitution de son mari, l’ex-président Yoon Suk Yeol.

Un tribunal de Séoul a prononcé une peine d’un an et huit mois de détention à l’encontre de Kim Keon Hee. L’épouse de l’ancien chef de l’État Yoon Suk Yeol a été jugée pour des faits de corruption, tandis que les accusations de manipulation des marchés financiers et d’infraction aux règles de financement des campagnes électorales ont été écartées. Le ministère public avait initialement requis une sanction beaucoup plus lourde, allant jusqu’à quinze années d’incarcération.

Cette décision de justice s’inscrit dans une série de procédures judiciaires visant l’entourage de l’ancien président, actuellement détenu dans l’attente de ses propres jugements. Les investigations ont mis en lumière un système de rétrocommissions présumé, impliquant des hommes d’affaires et des personnalités politiques, pour un montant avoisinant 170 000 euros. Les magistrats ont également évoqué des relations problématiques avec certains mouvements religieux, pointant des atteintes au principe constitutionnel de laïcité.

Au cours de son procès, l’intéressée a maintenu sa position, se déclarant innocente et dénonçant des accusations qu’elle estime infondées. Elle a toutefois concédé avoir commis des erreurs, reconnaissant que ses actions avaient pu susciter des controverses. Son parcours public, marqué par son engagement pour la cause animale, avait été terni par plusieurs polémiques, dont une célèbre affaire de cadeau luxueux ayant fortement nui à l’image de l’administration présidentielle.

Cette condamnation fait suite de peu à celle de l’ancien Premier ministre Han Duck-soo, condamné la semaine dernière à une longue peine de prison pour son rôle dans la tentative d’instauration de la loi martiale en 2024. Les enquêtes liées à ce dossier ont par ailleurs conduit à des interpellations au sein de cercles d’influence religieux. L’épilogue judiciaire de cette affaire clôt un chapitre tumultueux de la vie politique sud-coréenne.

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