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Le Venezuela se prépare à un état d’exception face à la pression américaine

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La tension monte d’un cran dans les Caraïbes, où Caracas organise des exercices de défense civile et évoque un décret d’exception, tandis que Washington poursuit son déploiement naval et planifierait des frappes ciblées sur le territoire vénézuélien.

Le gouvernement vénézuélien a annoncé la tenue imminente d’exercices de protection civile, présentés comme une préparation de la population à d’éventuelles catastrophes naturelles ou conflits armés. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de mobilisation nationale croissante, marquée par des enrôlements dans la milice et des entraînements militaires organisés dans les quartiers. Le président Nicolás Maduro a brandi cette semaine un document évoquant un « état de commotion extérieure », sans en préciser les modalités d’application, suscitant des inquiétudes parmi les défenseurs des libertés publiques.

Cette escalade verbale et opérationnelle intervient alors que les États-Unis maintiennent une présence navale significative dans la zone. Huit navires et un sous-marin croisent depuis près d’un mois au large des côtes vénézuéliennes, une démonstration de force justifiée par Washington comme une opération anti-drogue. Les autorités américaines affirment avoir détruit plusieurs embarcations suspectées de trafic de stupéfiants, causant la mort de quatorze personnes. Elles rejettent par ailleurs toute ouverture au dialogue de la part de Caracas, accusant le président Maduro de diriger un « cartel de la drogue ».

La position américaine a reçu un soutien public à la tribune des Nations unies de la part de la Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar. L’archipel, situé à proximité immédiate du Venezuela, s’est dit « particulièrement reconnaissant » de la présence militaire américaine, dénonçant l’impact destructeur des cartels. À l’inverse, le président colombien Gustavo Petro a exprimé son opposition à ce déploiement et réclamé des poursuites contre l’ancien président Donald Trump pour les frappes navales récentes.

Selon des informations de NBC News, des responsables militaires américains prépareraient des frappes aériennes contre des objectifs liés au trafic de drogue à l’intérieur même du Venezuela, une option qui marquerait une escalade significative. De son côté, le pouvoir vénézuélien dénonce une manœuvre destinée à le déstabiliser pour s’emparer des immenses réserves pétrolières du pays. Un argument relayé par le Nicaragua de Daniel Ortega, allié traditionnel de Caracas, qui a condamné le déploiement américain. La crise diplomatique et militaire semble entrer dans une phase plus aiguë, chaque camp durcissant sa posture.

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