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Le Venezuela rapatrie ses migrants bloqués au Mexique, Washington exige des vols de retour

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Alors que Caracas organise le retour de ses ressortissants, les États-Unis pressent le Venezuela de reprendre les expulsions vers son territoire. Une situation tendue qui révèle les tensions persistantes entre les deux pays.

Un avion affrété par les autorités vénézuéliennes a atterri jeudi à Caracas avec à son bord 311 migrants bloqués au Mexique. Ces derniers, qui tentaient de rejoindre les États-Unis, ont finalement choisi de rentrer au pays. Accueillis par le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello à l’aéroport international Simón Bolívar, ils ont exprimé leur gratitude en chantant l’hymne national, selon des images diffusées en direct par la télévision publique.

Cette opération intervient dans un contexte de fortes tensions entre Caracas et Washington. L’administration américaine a exigé la reprise des vols de rapatriement de migrants vénézuéliens depuis les États-Unis. Le département d’État a publiquement appelé le gouvernement de Nicolás Maduro à organiser des vols réguliers, affirmant que le Venezuela était responsable des blocages. En réponse, Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale et chef négociateur avec les États-Unis, a rétorqué que son pays était prêt à accueillir ses ressortissants, mais que les obstacles venaient de Washington.

Les relations entre les deux pays, déjà tendues depuis la rupture diplomatique en 2019, se sont encore détériorées récemment. En février, des vols de rapatriement avaient été organisés depuis le Texas et le Honduras, mais le président américain Donald Trump a jugé leur rythme insuffisant. En représailles, il a annulé la licence accordée à Chevron pour opérer au Venezuela, une décision qui a aggravé les tensions économiques.

Parallèlement, la situation des migrants vénézuéliens expulsés vers le Salvador continue de susciter l’indignation. Dimanche, 238 Vénézuéliens accusés d’appartenir au gang Tren de Aragua ont été transférés dans une prison de haute sécurité au Salvador. Le ministre Diosdado Cabello a dénoncé un « enlèvement » et annoncé que le Venezuela avait engagé des avocats pour obtenir leur libération. Il a également réaffirmé la volonté de Caracas de rapatrier tous ses ressortissants, où qu’ils se trouvent.

Depuis 2014, près de huit millions de Vénézuéliens ont fui leur pays en raison d’une crise économique et politique sans précédent, marquée par une contraction de 80 % du PIB entre 2013 et 2022. Cette situation migratoire complexe reste au cœur des tensions entre le Venezuela et les États-Unis, qui ne reconnaissent pas la légitimité du président Maduro.

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