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Le témoignage de Laurent Nuñez au cœur des tensions lors du procès en appel de Samuel Paty
_**Les déclarations du ministre de l’Intérieur, jugées contradictoires par la défense, ont entraîné des retards procéduraux et suscité de vives réactions, relançant les débats sur la causalité entre la campagne de haine en ligne et l’assassinat du professeur.**_
L’audience du procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty a été marquée par de nouvelles perturbations, mercredi, suite aux déclarations du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Les conseils de la défense ont dénoncé des contradictions dans sa déposition, allant jusqu’à évoquer le risque d’un faux témoignage, tandis que les avocats des parties civiles ont tenté d’en minimiser la portée.
Ces développements ont conduit à un report des plaidoiries, initialement prévues mardi, et ont contraint la cour d’assises spéciale de Paris à repousser le verdict à samedi. Le ministre avait été entendu en sa qualité d’ancien coordonnateur national du renseignement, en poste au moment des faits.
L’élément déclencheur de la polémique réside dans une réponse écrite de Laurent Nuñez, lue le 20 février, dans laquelle il estimait qu’une désignation publique d’une personne pour atteinte à l’islam n’exposait pas nécessairement celle-ci à un danger grave. Cette prise de position avait été saluée par la défense de l’un des accusés, Abdelhakim Sefrioui, comme un fait significatif.
Toutefois, dans un courriel ultérieur adressé à la présidente de la cour, le ministre a pris ses distances avec cette interprétation. Convoqué à nouveau, il a ensuite affirmé, dans une réponse complémentaire lue mardi soir, être certain d’un lien de causalité entre la campagne de diffamation visant Samuel Paty et son assassinat. Il a précisé que sa première réponse était générale et visait une question portant sur la réactivité des services de l’État.
Pour Me Frank Berton, avocat de Brahim Chnina, coaccusé dans cette affaire, il s’agit d’une variation incontestable justifiant l’établissement d’un procès-verbal. Son confrère, Me Vincent Brengarth, défenseur d’Abdelhakim Sefrioui, a fustigé une procédure qu’il juge partiale et une atteinte au principe de séparation des pouvoirs, pointant l’utilisation par le ministre de sa messagerie personnelle.
L’avocat général a pour sa part exprimé son consternation, estimant que cette audition visait à perturber le déroulement serein du procès. Face à ces accusations, les représentants des parties civiles ont tenté de relativiser l’incident. Me Francis Szpiner, conseil de la famille de la victime, a rappelé que la conviction d’un témoin, quelle que soit sa fonction, ne liait pas la cour. Me Vincent Berthault, avocat de la principale du collège, a quant à lui évoqué avec ironie les revirements d’un homme politique, sans leur accorder plus d’importance.
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