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Le Sri Lanka sous les eaux, une catastrophe qui dépasse l’entendement

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Des pluies d’une intensité exceptionnelle ont provoqué des inondations d’une ampleur inédite dans la région de Colombo, plongeant des milliers d’habitants dans le désarroi et rappelant la vulnérabilité du pays face aux éléments.

Dans les quartiers périphériques au nord de la capitale sri-lankaise, la montée des eaux a surpris par sa soudaineté et sa violence. Les riverains du fleuve Kelani, pourtant habitués aux débordements saisonniers, ont vu leurs habitations submergées en quelques heures seulement. Un homme de trente-sept ans, résident du secteur de Kolonnawa, confie ne jamais avoir imaginé une crue d’une telle magnitude. Selon lui, la rapidité avec laquelle le niveau de l’eau est monté a tout changé par rapport aux épisodes précédents.

Les précipitations extrêmes liées au passage d’un cyclone ont entraîné des glissements de terrain meurtriers dans les régions centrales de l’île, où sont situées de nombreuses plantations de thé. Ces phénomènes en amont ont considérablement aggravé la situation en aval, dans les zones urbaines densément peuplées. Le bilan provisoire fait état de plusieurs centaines de victimes et de disparus à l’échelle nationale, tandis que plus d’un million de personnes sont affectées. Cette catastrophe naturelle est décrite comme la plus grave depuis le tsunami de 2004.

Beaucoup d’habitants reconnaissent avoir sous-estimé les alertes lancées par les services de l’État. Une femme âgée de quarante-huit ans raconte n’avoir pris la fuite qu’au moment où l’eau a atteint son lit, n’emportant avec elle que les vêtements qu’elle portait. Des personnes âgées ou à mobilité réduite ont dû être secourues dans des conditions périlleuses. Une couturière déplore la perte de son matériel de travail, synonyme pour elle d’une ruine complète.

Les autorités ont mis en place des centres d’hébergement dans des établissements scolaires, où des distributions de nourriture sont organisées. Un responsable a indiqué que le niveau des eaux avait atteint son pic et commençait à baisser significativement dans la plupart des zones touchées. Cependant, pour les sinistrés, l’angoisse se reporte déjà sur la phase suivante. Le retour dans des habitations dévastées et les travaux de nettoyage représentent un défi immense, particulièrement pour les familles comptant des membres vulnérables. Un sexagénaire s’interroge ainsi sur sa capacité à remettre en état son logement tout en s’occupant de sa mère âgée et non-voyante.

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