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Le sport retourne sous cloche, nouveau coup dur

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Le sport professionnel va continuer pendant ce nouveau confinement qui débute dès vendredi, mais le huis clos imposé partout en France, s’il perdure, menace à terme les finances de clubs exsangues, qui demandent déjà de l’aide.

L’inquiétude n’est pas nouvelle. Depuis des semaines voire des mois pour certains, les clubs professionnels, du football en passant par le rugby, le hand ou le basket, ont appris à vivre avec un public clairsemé, réglé par une jauge variant de 1.000 à 5.000 personnes selon les régions et leur niveau sanitaire, bien loin de leur niveau d’antan.

Le couvre-feu décidé depuis la mi-octobre dans certaines métropoles avait déjà imposé le huis clos pour des rencontres se disputant à des horaires tardifs. Mais là, il risque de s’installer pour longtemps.

« Cette absence de revenus issus de la billetterie était déjà un problème depuis la reprise pour le sport pro », rappelle Virgile Caillet, délégué général de l’Union sport et cycles.

« Ce n’est finalement pas très différent de ce qu’on connaît depuis quelques semaines. Mais plus ça dure, plus c’est pire. En même temps personne n’était dupe, on se doutait que ça allait s’installer dans la durée. L’enjeu maintenant, au-delà des jauges, ça va être les mesures de soutien économique », explique-t-il.

« ça coince avec l’UE »

Une enveloppe de 107 millions d’euros a bien été débloquée après des semaines de négociations entre le ministère des Sports et Bercy pour aider les clubs durement touchés et compenser cette perte de billetterie. « Mais ça coince avec l’UE », explique une source proche des négociations. « Cette aide est effectivement soumise à l’autorisation de l’UE, et des démarches ont été engagées dans ce sens, mais ce sont des démarches longues », fait-on savoir au ministère des Sports.

Quoi qu’il en soit, la question des aides va prendre un peu plus d’ampleur avec ce nouveau huis clos. « Et le montant débloqué risque de devenir assez vite insuffisant », assure cette source.

Évidemment tous les sports ne sont pas touchés de la même façon. Le rugby par exemple, qui tire près de 60% de ses revenus de la billetterie, des hospitalités qui vont avec, et du sponsoring, et seulement 20% des droits TV, va se retrouver dans une situation très compliquée. Dès le début de l’été, la LNR avait d’ailleurs prévenu que son sport « ne survivrait pas » à la prolongation des huis clos.

« Je ne sais pas combien de temps nous pourrons tenir économiquement en jouant à huis clos, je n’ai pas fait les calculs. Ce qui est sûr, c’est qu’il va falloir que l’Etat nous aide, comme il a aidé d’autres industries du spectacle », estime le président du CA Brive, Simon Gilham.

Pas « au-delà de 2020 » sans aides

« Une pandémie a un début et une fin. En attendant, il faut que ça continue. Après, le huis clos va induire la nécessité d’aides supplémentaires. Autrement, on ne pourra pas envisager jouer au-delà de la fin de l’année 2020 », s’alarme lui Bernard Pontneau, président du club de rugby de Pau.

Le son de cloche n’est pas vraiment différent pour le volley, le handball ou le basket, qui a lui décidé de se mettre en pause à partir de ce week-end, le huis clos n’étant pas tenable économiquement.

« Sans prise en charge du modèle économique, on est déjà au bout. C’est déjà une hérésie sportive vis a vis d’un spectacle vivant et des partenaires, mais je n’ose pas imaginer qu’il n’y ait pas d’accompagnement », s’inquiète Philippe Dallard, président du club de handball de Toulouse (D1). « Le huis clos, on en a marre. On ne peut pas continuer de jouer à huis clos, on n’est pas retransmis à la télé, ce n’est pas comme le foot », s’exaspère lui Jean Azéma, co-président des Spacers de Toulouse (Volley, Ligue A).

Le football pro a lui en effet moins de billetterie-dépendance, mais a un autre souci à gérer en ce moment avec Mediapro. Le groupe sino-espagnol, détenteur des droits TV pour la L1 et la L2, n’a pas payé le versement prévu en octobre, et cherche à négocier, tout en assurant qu’il ne paierait pas les 800 millions d’euros promis cette saison. Quand les ennuis s’accumulent…

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France

Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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Novak Djokovic domine Andrey Rublev et rejoint les demies de l’Open d’Australie

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Novak Djokovic domine Andrey Rublev et rejoint les demies de l'Open d'Australie

Novak Djokovic est qualifié pour les demi-finales de l’Open d’Australie. Le Serbe a balayé Andrey Rublev, ce mercredi sur la Rod Laver Arena (6-1, 6-2, 6-4), et affrontera Tommy Paul pour une place en finale.

Novak Djokovic a une fois de plus récité son tennis, ce mercredi sur la Rod Laver Arena. Deux jours après avoir surclassé Alex de Minaur (6-2, 6-1, 6-2), le Serbe n’a laissé aucune chance à Andrey Rublev, trop tendre, en quart de finale de l’Open d’Australie (6-1, 6-2, 6-4) et affrontera l’Américain Tommy Paul, tombeur plus tôt de son compatriote Ben Shelton (7-6, 6-3, 5-7, 6-4), pour une place en finale. Il se qualifie pour sa dixième demi-finale à Melbourne.

L’ancien numéro 1 mondial, de retour cette année en Australie après y avoir été exclu en 2022, a une nouvelle fois prouvé qu’il était le grand favori pour succéder à Rafael Nadal. Il n’a concédé que deux balles de break au Russe dans la première manche, mais a su, comme souvent, hausser le ton au bon moment au service. Surtout, il menait déjà 5-1, après avoir converti deux de ses sept balles de break.

26 victoires de suite à Melbourne

Il faut dire que, quand la première ne passait pas pour Rublev, le point était quasi systématiquement remporté par Djokovic (19/28). Fatal pour le 6e mondial, dépassé et qui a été bien trop imprécis pour espérer créer l’exploit (29 fautes directes). Le scénario de la deuxième manche était similaire à celui de la première : le Serbe a fait la différence sur le service adverse et s’est montré solide pour écarter trois balles de break.

Djokovic a breaké d’entrée dans le troisième set et a géré sans trembler son avance, pour conclure sur sa première balle de match, en un peu plus de deux heures de jeu. Parfois étonnamment agacé, malgré une rencontre maîtrisée, le Serbe remporte un vingt-sixième de rang à l’Open d’Australie et égale la série d’Andre Agassi. On voit mal comment Tommy Paul pourrait l’empêcher d’effacer ce record.

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Bernard Laporte placé en garde à vue pour blanchiment de fraude fiscale aggravé

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Bernard Laporte placé en garde à vue pour blanchiment de fraude fiscale aggravé

Le président (en retrait) de la Fédération française de rugby Bernard Laporte a été placé en garde à vue dans une affaire de blanchiment de fraude fiscale aggravé.

Bernard Laporte mêlé à une nouvelle affaire ! Alors qu’il a fait appel de sa condamnation (entre autres) à deux ans de prison avec sursis et deux ans d’interdiction d’exercer toute fonction en lien avec le rugby pour corruption passive et le trafic d’influence au profit de Mohed Altrad, le président de la Fédération française de rugby, qui s’est mis en retrait de la FFR le 7 janvier, se retrouve en garde à vue.

Le journal L’Equipe révèle en effet ce mardi que le dirigeant de 58 ans a été placé en garde à vue, ainsi que deux autres personnes, pour « blanchiment de fraude fiscale aggravé », dans une affaire qui n’est pas du tout liée à celle communément appelée « affaire Laporte-Altrad ». « Une enquête préliminaire a été ouverte en août 2020 et confiée au Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) », précise le quotidien sportif.

Selon divers sites spécialisés dans le droit, un particulier coupable de blanchiment de fraude fiscale peut être condamné au maximum à 375 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement, mais les peines sont doublés si le blanchiment est aggravé, c’est-à-dire « commis de façon habituelle, ou utilisant les facilités de l’exercice d’une activité professionnelle ou en bande organisée. »

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