Société
Le retrait stratégique de LFI à Marseille pour bloquer l’extrême droite
_**Face à la menace d’une victoire du Rassemblement national, l’insoumis Sébastien Delogu a renoncé à sa candidature, favorisant ainsi la réélection du maire sortant Benoît Payan.**_
Le candidat de La France insoumise a annoncé ce mardi son retrait de la course à la mairie de Marseille. Sébastien Delogu a justifié cette décision par la nécessité de faire obstacle au Rassemblement national, arrivé en deuxième position au premier tour. Selon lui, aucun compromis n’est envisageable avec des forces politiques qui, selon ses termes, divisent la société et stigmatisent une partie de la population.
Cette démarche intervient après le refus catégorique de Benoît Payan, tête de la liste de gauche arrivée en tête, de toute alliance avec les insoumis. Le maire sortant avait rejeté publiquement toute forme de rapprochement, évoquant des relations conflictuelles durant la campagne. Le retrait de LFI rend désormais plus probable la réélection de l’édile sortant, qui appelle à un rassemblement large contre l’extrême droite.
Du côté du Rassemblement national, cette annonce a suscité des réactions immédiates. Le député Franck Allisio a immédiatement appelé la candidate de la droite Martine Vassal à se retirer à son tour, afin de ne pas disperser les voix opposées à la gauche. Le président du parti, Jordan Bardella, a dénoncé sur les réseaux sociaux une manœuvre destinée à assurer la victoire d’une gauche qu’il estime inféodée à Jean-Luc Mélenchon.
La candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, a pour sa part affirmé son maintien et qualifié la situation de chaotique. Son porte-parole a exprimé sa stupéfaction face à ce qu’il considère comme une forme d’instabilité politique. Parallèlement, des accusations d’accords secrets entre la majorité sortante et LFI ont émergé dans les rangs de l’opposition, sans qu’aucun élément concret ne vienne les étayer.
Dans un communiqué, Benoît Payan a salué une décision difficile mais responsable, tout en mettant en garde contre les conséquences qu’aurait, selon lui, une victoire du RN pour la ville. Ailleurs en France, la configuration est différente, plusieurs alliances ayant été conclues entre formations de gauche pour contrer la droite ou l’extrême droite. À Paris, cependant, la situation reste tendue, le candidat socialiste ayant également exclu toute entente avec La France insoumise.
Ce retrait ciblé illustre les recompositions et les calculs tactiques qui marquent ce second tour, où la priorité donnée au barrage contre l’extrême droite semble redessiner les lignes traditionnelles.
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