Monde
Le retour des otages israéliens après 738 jours de captivité
Après plus de deux années de captivité dans la bande de Gaza, vingt otages israéliens ont retrouvé leurs proches dans une atmosphère mêlant soulagement collectif et émotion intense.
Une mère serre son téléphone portable, le visage illuminé par l’image de son fils dont la libération vient d’être confirmée. « Matan, mon amour, c’est fini la guerre », murmure-t-elle, incapable de contenir son émotion. Quelques heures plus tard, des scènes de retrouvailles bouleversantes se déroulent dans les couloirs d’un hôpital israélien, où les familles accueillent ceux qui leur ont été arrachés il y a 738 jours. Les étreintes se prolongent, les larmes coulent, tandis que résonnent des exclamations joyeuses et des sanglots de soulagement.
Parmi les libérés figure un jeune homme de 25 ans enlevé à son domicile du kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du 7 octobre 2023, aux côtés de sa compagne. Sa mère est devenue l’un des visages emblématiques du long combat mené par les familles pour obtenir la libération des leurs. D’autres images, diffusées par l’armée, montrent des proches de Guy Gilboa-Dalal, 24 ans, ancien participant au festival Nova, submergés par la joie de le retrouver sain et sauf.
Cette libération de vingt otages s’inscrit dans le cadre d’un échange avec 1 968 détenus palestiniens, première phase d’un plan de paix négocié sous médiation internationale. Aucune séquence n’a filtré de la remise des otages aux équipes de la Croix-Rouge dans la bande de Gaza, ni de leur prise en charge initiale sur le sol israélien. Leur transfert par hélicoptère s’est effectué à l’abri des regards, derrière des bâches, mais certaines images ont été communiquées aux médias. On y voit notamment des anciens captifs échanger avec des militaires, certains arborant un poing levé, d’autres affichant un large sourire vêtus des couleurs de leur club de football.
Sur la place des Otages à Tel-Aviv, devenue au fil des mois le cœur battant de la mobilisation citoyenne, chaque apparition à l’écran déclenche des ovations dans une foule de plusieurs milliers de personnes. L’ambiance, bien que festive, reste teintée de gravité. Un enseignant présent sur les lieux confie éprouver un mélange de bonheur et de tristesse, en pensant à ceux qui ne sont pas revenus et aux victimes des hostilités.
Pour marquer cet événement, le Forum des familles avait organisé une « nuit jaune », en référence au ruban symbolisant la cause des otages en Israël. Une ancienne parlementaire, visiblement émue, observe la foule rassemblée tandis qu’une nonagénaire survivante de la Shoah évoque, avec pudeur, le souvenir de sa propre libération il y a plusieurs décennies.
La chanson « Habayta » – « À la maison » en hébreu – résonne en boucle sur la place, un hymme repris inlassablement lors des rassemblements hebdomadaires des deux dernières années. Une habituée des lieux estime que la mobilisation citoyenne a joué un rôle décisif dans le processus de libération. Les autorités médicales soulignent quant à elles que la priorité nationale est désormais d’assurer l’accompagnement et les soins nécessaires à ceux qui viennent de recouvrer la liberté.
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