Économie
Le projet Cigéo obtient un avis technique favorable pour l’enfouissement des déchets nucléaires
_**L’Autorité de sûreté nucléaire a rendu un avis préliminaire jugé satisfaisant pour le futur centre de stockage géologique. Cette étape réglementaire cruciale ouvre la voie aux consultations publiques, préalable indispensable à une autorisation de création.**_
Le projet de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) à Bure, destiné à accueillir les déchets radioactifs les plus dangereux, vient de franchir une étape décisive. L’autorité de contrôle du secteur nucléaire a en effet publié un avis technique estimant que les conditions de sûreté présentées sont, à ce stade, conformes aux exigences réglementaires. Cette évaluation, fruit d’un examen approfondi de trente mois, constitue un prérequis essentiel avant le lancement de l’enquête publique, programmée pour l’automne 2026.
Cette décision technique ne vaut pas pour autant autorisation définitive. Elle permet désormais d’engager les phases de consultation obligatoires. La procédure aboutira, au terme de ce parcours, à un décret gouvernemental pris après avis du Conseil d’État, qui pourrait intervenir au plus tôt en 2028. Les responsables de l’autorité de sûreté ont tenu à souligner le caractère préliminaire de cet avis, insistant sur le fait qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un feu vert inconditionnel.
Le dossier, porté par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, prévoit l’enfouissement définitif, à cinq cents mètres de profondeur, de déchets dits de haute activité et de moyenne activité à vie longue. Le volume total concerné est estimé à quatre-vingt-trois mille mètres cubes, dont la moitié est déjà produite. Le calendrier du projet s’étale sur plus d’un siècle et demi, depuis le début des travaux jusqu’à la fermeture définitive du site aux alentours de l’année 2170.
L’avis rendu pointe également plusieurs domaines nécessitant des compléments de démonstration de la part du maître d’ouvrage. Les experts demandent notamment des garanties supplémentaires concernant la performance des ouvrages de confinement, la tenue à long terme des conteneurs métalliques, ainsi que la maîtrise des risques d’incendie ou d’explosion liés à certains types de colis. Ces points devront être traités de manière échelonnée tout au long du développement du projet, y compris après le démarrage éventuel des travaux de construction.
La perspective de ce stockage profond dans une couche d’argile vieille de cent soixante millions d’années continue de susciter des oppositions, certaines voix dénonçant un sentiment de fait accompli. Les porteurs du projet affirment quant à eux s’inscrire dans un processus rigoureux et transparent, hérité de trois décennies de recherches et d’expérimentations. Le site est dimensionné pour les déchets issus des installations nucléaires autorisées fin 2016, excluant ainsi ceux des futurs réacteurs dont la construction est envisagée, qui nécessiteraient une autorisation spécifique.
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