Faits Divers
Le procès du meurtre d’Arthur révèle la brutalité d’un lynchage collectif
La sœur de la victime a décrit devant la cour d’assises de l’Essonne les circonstances d’une violence extrême qui a coûté la vie à son frère lors d’une altercation entre groupes de jeunes en juillet 2021.
Les débats ont mis en lumière la sauvagerie des faits survenus dans la nuit du 15 au 16 juillet à Sainte-Geneviève-des-Bois. Le jeune Arthur, âgé de dix-huit ans, a succombé à ses blessures après avoir été frappé à de multiples reprises alors qu’il se trouvait à terre, inconscient. Les agresseurs n’ont pas hésité à utiliser un casque de scooter pour asséner les coups, selon le témoignage de sa sœur Lisa. Cette dernière a qualifié ces actes d’acharnement pur et simple, soulignant qu’aucune personne ne méritait de subir un tel traitement.
La victime et son ami Amine s’étaient rendus ce soir-là dans cette commune de l’Essonne au volant d’un deux-roues volé. Originaires de Saint-Michel-sur-Orge, les deux jeunes hommes sont tombés dans un guet-apens lié aux tensions persistantes entre bandes rivales des deux villes. Si Amine a réussi à s’échapper avec des blessures, Arthur n’a pas eu cette chance. La scène, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, a été comparée à un trophée macabre par la famille.
Le deuil des proches a été perturbé par des actes de provocation répétés, dont la dégradation à plusieurs reprises de la plaque commémorative installée en hommage au défunt. La procédure judiciaire n’a abouti qu’à la mise en accusation d’un seul suspect, José M.M., qui reconnaît sa présence sur les lieux mais conteste avoir porté les coups fatals. Trois autres individus initialement mis en examen ont bénéficié de non-lieux en raison de l’absence de charges suffisantes.
En arrière-plan de cette affaire se dessine l’antagonisme entre les jeunes de Sainte-Geneviève-des-Bois et ceux de Saint-Michel-sur-Orge. Le défunt, membre d’un groupe de rap local, aurait selon les enquêteurs cherché à confronter des rivaux ce soir-là. Une arme portant son ADN a d’ailleurs été découverte près du lieu de l’agression. Pour ses proches cependant, Arthur souhaitait tourner la page de ces conflits et reprendre le cours d’une vie normale, lui que le décès de sa mère en 2018 avait profondément affecté.
La famille espère désormais que le verdict apportera un apaisement après quatre années d’attente et de douleur. La sœur de la victime a exprimé son vœu que la justice soit rendue dignement pour honorer la mémoire de son frère disparu.
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