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Le pétrolier russe « Boracay » reprend la mer après son arraisonnement par les autorités françaises

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Après plusieurs jours d’immobilisation au large des côtes françaises, le navire a repris sa route vers le canal de Suez, tandis que son commandant fait l’objet de poursuites judiciaires.

Le pétrolier « Boracay », appartenant à la flotte dite fantôme russe, a quitté les eaux territoriales françaises dans la nuit du 2 au 3 octobre. Ce bâtiment de 244 mètres, battant pavillon béninois, avait été intercepté le 27 septembre dernier par les forces françaises. Selon les données des sites spécialisés Marine Traffic et Vesselfinder, il naviguait au large de La Rochelle dans le golfe de Gascogne avant de mettre le cap vers le canal de Suez.

Le commandant et son second, tous deux de nationalité chinoise, avaient été placés en garde à vue après l’interception du navire. Le parquet de Brest avait ouvert une enquête pour défaut de justification de la nationalité du navire et refus d’obtempérer. Les magistrats ont finalement décidé de ne retenir des poursuites qu’à l’encontre du seul commandant, qui devra comparaître devant le tribunal correctionnel de Brest en février 2026 pour refus d’obtempérer. Les deux officiers ont depuis été autorisés à réintégrer le bord.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques accrues. Le président français a récemment appelé les partenaires européens à renforcer les mesures visant à entraver les activités de la flotte fantôme russe, utilisée selon les occidentaux pour contourner les sanctions pétrolières internationales. De son côté, le président russe a vivement dénoncé l’interception du « Boracay », qualifiant cet acte de « piraterie » et l’estimant dépourvu de tout fondement. Il a par ailleurs suggéré que la France cherchait à détourner l’attention de ses difficultés politiques intérieures.

Le navire, anciennement nommé « Pushpa », avait fait l’objet d’une inspection approfondie qui n’aurait pas permis de découvrir de marchandises militaires à son bord. Cette séquence intervient alors que les pays européens intensifient leur surveillance des navires susceptibles de participer au contournement des sanctions économiques contre la Russie.

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