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Le parti au pouvoir au Japon choisit un successeur à Shinzo Abe

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Le Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir au Japon, vote lundi pour désigner son prochain leader, le gagnant étant quasiment certain de devenir Premier ministre en remplacement de Shinzo Abe qui se retire pour des raisons de santé.

Les élus du PLD choisiront selon toute vraisemblance Yoshihide Suga, 71 ans, actuel secrétaire général du gouvernement et proche conseiller de M. Abe, avant que le Parlement n’endosse ce choix mercredi.

Le scrutin de lundi est limité à 535 électeurs: les parlementaires du PLD et des représentants du parti dans les 47 préfectures du Japon.

Avant même qu’il n’entre officiellement dans la course, M. Suga avait obtenu le soutien de factions-clés du parti au pouvoir, sa candidature étant considérée comme synonyme de stabilité et de poursuite de la politique de M. Abe.

Le PLD a évité un scrutin plus large incluant les membres de la base du parti, qui, selon ses responsables aurait été trop long à organiser.

Ce format réduit donne un avantage de taille à M. Suga face à ses deux concurrents, l’ancien ministre de la défense Shigeru Ishiba et l’ancien ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida.

M. Ishiba est populaire dans l’opinion publique, mais il est mal vu par certains membres du PLD, qui ne lui pardonnent pas d’avoir quitté un temps le parti dans les années 1990 et de critiquer ouvertement le bilan de M. Abe.

Vastes défis

Shinzo Abe, 65 ans, qui a battu des records de longévité comme Premier ministre (plus de huit ans en deux mandats), a refusé de se prononcer entre les trois candidats.

Il a fait l’annonce surprise de sa démission fin août, alors qu’il lui restait un an de mandat, en expliquant qu’une récurrence de sa maladie inflammatoire chronique de l’intestin l’empêchait de rester aux commandes.

Le prochain chef du gouvernement devra relever une série de défis particulièrement difficiles et complexes.

Le Japon était déjà en récession avant la pandémie de coronavirus et de nombreux acquis de la politique économique du Premier ministre sortant, appelée « Abenomics », sont maintenant en danger.

M. Suga a déclaré que la relance de l’économie serait une priorité absolue, tout comme l’endiguement du virus, essentiel aussi pour la tenue des Jeux olympiques de Tokyo 2020, reportés à l’année prochaine.

Les enjeux diplomatiques sont également importants, notamment la préservation de l’alliance avec Washington et l’attitude à adopter face à la Chine, alors que l’opinion mondiale s’est durcie contre Pékin après la propagation du coronavirus et les troubles politiques à Hong Kong.

Législatives anticipées?

« C’est une période difficile pour le Japon, car les Etats-Unis font pression sur la Chine », a relevé Makoto Iokibe, professeur d’histoire politique et diplomatique à l’université de Hyogo (ouest).

« Le Japon n’a pas intérêt à suivre simplement la voie empruntée par Washington et à augmenter les tensions avec la Chine », a-t-il expliqué à l’AFP.

On ne sait pas encore si M. Suga décidera de convoquer des élections législatives de manière anticipée, pour consolider sa position et éviter d’être considéré comme un Premier ministre intérimaire avant un nouveau scrutin dans un an, quand le mandat de M. Abe aurait pris fin théoriquement.

Plusieurs hauts responsables gouvernementaux ont évoqué la possibilité de législatives anticipées, peut-être dès octobre, mais M. Suga est resté circonspect jusqu’ici.

Une grande partie de l’opposition japonaise, qui est fragmentée, s’est regroupée la semaine dernière au sein d’un nouveau bloc, en signe de défi au PLD qui a été au pouvoir pendant la quasi-totalité des six dernières décennies.

Le PLD resterait favori en cas de nouvelles élections, même si Yoshihide Suga n’apparaît pas très charismatique.

« M. Suga est capable de mettre en place des politiques en contrôlant les bureaucrates, mais il a du mal à gagner les coeurs », a souligné M. Iokibe.

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Gaza : la famine s’installe dans le nord de l’enclave

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Gaza : la famine s'installe dans le nord de l'enclave

L’Agence gouvernementale américaine estime que plus de 200 000 personnes souffrent d’un manque extrême de nourriture.

La famine est déjà présente dans le nord de la bande de Gaza, selon l’Agence américaine pour le développement international. Dans son évaluation du mois mars, USAID fait état d’un niveau élevé d’insécurité alimentaire. L’agence gouvernementale estime que 70% de la population du nord de l’enclave palestinienne, soit plus de 200 000 personnes, souffre d’un manque extrême de nourriture.

Soumis à une forte pression internationale, Israël a indiqué qu’un nouveau point de passage terrestre vers nord de la bande de Gaza serait bientôt ouvert.

En attendant, la tension continue de monter dans la région, après une frappe attribuée à Tsahal sur le consulat iranien à Damas en Syrie, la semaine dernière.

« Une attaque à partir du territoire iranien serait une preuve évidente de la volonté de l’Iran de provoquer une escalade au Moyen-Orient et de cesser de se cacher derrière des mandataires, a déclaré Daniel Hagari, porte-parole de l’armée israélienne. Au cours des derniers mois, nous avons amélioré et perfectionné nos capacités offensives et nous saurons comment agir en cas de besoin. »

De leur côté, des étudiants juifs ultra-orthodoxes ont manifesté à Tel-Aviv contre la fin annoncée de leur exemption du service militaire. En ordonnant le gel des fonds publics qui leur était alloué, la Cour suprême d’Israël a mis la pression au gouvernement Netanyahu sur cette question épineuse.

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Économie

Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l’idée de «préférence européenne»

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Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l'idée de «préférence européenne»

Pour préserver l’industrie européenne face aux puissances américaine et chinoise, les Vingt-Sept doivent « éliminer les charges administratives inutiles », ont fait valoir ce lundi les ministres allemand et français de l’Économie et italien des Entreprises, lors d’une réunion organisée à Meudon.

Les ministres de l’Économie français, italien et allemand se sont réunis le lundi 8 avril en région parisienne pour définir une politique industrielle commune, notamment dans des secteurs clés tels que l’intelligence artificielle et la transition énergétique.

Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, a souligné le déficit commercial croissant entre la Chine et l’Europe, qui a triplé au cours des dix dernières années, passant de 100 à 300 milliards d’euros. Il a mis en avant l’inondation du marché européen par des produits chinois, notamment dans les domaines des panneaux solaires, des voitures électriques et des batteries.

Pour rééquilibrer la balance commerciale, Bruno Le Maire a proposé d’imposer une préférence européenne dans les marchés publics, suggérant des quotas de contenu européen allant jusqu’à 60% dans les appels d’offres, ainsi que des normes environnementales et de qualité plus strictes.

Si l’Italie soutient cette position, le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, s’est montré plus réservé. Il a exprimé des préoccupations quant au protectionnisme, soulignant l’importance de l’ouverture des marchés et de la mondialisation. L’Allemagne, exportatrice majeure vers la Chine, craint les mesures de rétorsion et souhaite éviter une escalade dans les tensions commerciales avec Pékin.

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Europe

Relève de la garde croisée entre l’Élysée et Buckingham pour célébrer les 120 ans de l’Entente cordiale

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Relève de la garde croisée entre l'Élysée et Buckingham pour célébrer les 120 ans de l'Entente cordiale

Pour célébrer les 120 ans de l’Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni les deux pays organisent lundi une relève croisée entre l’Élysée et Buckingham Palace.

Signé en 1904, l’accord de l’Entente cordiale a joué un rôle crucial dans l’amélioration des relations franco-britanniques après les guerres napoléoniennes, établissant ainsi un fondement solide pour l’alliance entre les deux pays au sein de l’Otan.

Des Grenadiers de la maison royale britannique ont participé au cérémonial de la relève de la garde dans la cour d’honneur du Palais de l’Élysée, en présence du président français Emmanuel Macron et de l’ambassadrice du Royaume-Uni en France, Menna Rowlings. Pendant ce temps, les gardes français ont effectué le même rituel devant le palais de Buckingham, résidence du roi Charles III.

Pour la première fois dans l’histoire de l’Élysée, une troupe étrangère a été invitée à participer à ce rituel militaire, souligne la présidence française.

La cérémonie à Buckingham Palace a été suivie par des membres de la famille royale britannique, dont le duc et la duchesse d’Édimbourg, le prince Édouard et son épouse Sophie, accompagnés des chefs d’état-major britannique et français.

L’événement marque également la première participation d’un pays non membre du Commonwealth à la cérémonie de relève de la garde, habituellement réservée aux anciennes colonies britanniques anglophones.

La signature de l’Entente cordiale en 1904 a été un tournant majeur dans l’histoire franco-britannique, préparant le terrain à leur alliance pendant la Première Guerre mondiale.

Cette célébration souligne les liens historiques forts entre la France et le Royaume-Uni, malgré les tensions et les antagonismes qui ont parfois marqué leur relation au fil du temps.

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