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Le pangolin, mammifère le plus braconné au monde, nécessite une protection urgente et documentée

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Les huit espèces de ce mammifère écailleux sont menacées d’extinction, alertent les défenseurs de l’environnement, qui appellent à intensifier les recherches pour mieux comprendre et contrer les dangers auxquels il fait face.

La situation des pangolins, considérés comme les mammifères les plus braconnés à l’échelle mondiale, préoccupe sérieusement les organisations de protection de la nature. Les huit espèces recensées, réparties entre l’Afrique et l’Asie du Sud-Est, subissent une pression croissante liée au commerce illégal et à la réduction de leurs habitats naturels. Leur mode de vie discret et leur faible présence dans les zones habitées rendent complexe l’évaluation précise de leur déclin.

Ces animaux, reconnaissables à leur corps recouvert d’écailles et à leur régime alimentaire insectivore, sont particulièrement vulnérables en raison de la demande persistante pour leurs écailles, utilisées dans certaines médecines traditionnelles, et pour leur chair, considérée comme un mets dans plusieurs cultures. Bien que le commerce international ait été interdit en 2017, les réseaux criminels restent actifs et sophistiqués, comme en témoignent les importantes saisies réalisées ces dernières années.

Les experts soulignent le manque crucial de données fiables sur les populations de pangolins, ce qui freine la mise en place de mesures de conservation adaptées. Une meilleure connaissance de leur répartition, de leur écologie et des dynamiques de braconnage est indispensable pour concevoir des stratégies de protection efficaces. L’implication des communautés locales et la sensibilisation des consommateurs sont également jugées essentielles pour enrayer ce trafic.

Au-delà de la sauvegarde de l’espèce, c’est l’équilibre des écosystèmes tropicaux qui est en jeu. Les pangolins jouent un rôle écologique majeur dans la régulation des populations d’insectes et contribuent à la santé des forêts et savanes où ils vivent. Leur disparition aurait des conséquences étendues sur la biodiversité et le fonctionnement des milieux naturels.

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