Europe
Le ministre de la Santé croate arrêté, soupçonné de corruption
La Croatie est secouée par un scandale de corruption impliquant son ministre de la Santé, Vili Beros, qui a été arrêté suite à une enquête sur des malversations financières.
Le ministre croate de la Santé, Vili Beros, a été démis de ses fonctions et immédiatement arrêté dans le cadre d’une opération anti-corruption. Cette arrestation s’inscrit dans une enquête plus large visant des pratiques frauduleuses au sein du système de santé public croate.
Selon les informations fournies par le Bureau de lutte contre la corruption et le crime organisé (USKOK), l’arrestation de Beros et d’autres responsables de santé fait suite à des soupçons de prise illégale d’intérêts et de blanchiment d’argent. Ces accusations découlent d’une enquête initiée par le Parquet européen de Zagreb, qui a mis en lumière des irrégularités dans l’achat de dispositifs médicaux robotiques à des prix surévalués. Les pots-de-vin auraient été versés pour influencer l’attribution de contrats financés par des fonds de l’Union européenne et du budget national croate.
Le Premier ministre Andrej Plenkovic, malgré l’inconfort de la situation pour son gouvernement, a exprimé son soutien aux actions judiciaires. Il a souligné l’importance de la lutte contre la corruption, même si elle touche des membres de son propre parti. L’avocate de Beros, Laura Vakovic, a déclaré que le ministre rejette toute responsabilité pénale, affirmant que les accusations sont infondées.
Cette affaire n’est pas isolée dans le paysage politique croate. La corruption est un fléau récurrent, particulièrement dans le secteur de la santé où les pots-de-vin sont monnaie courante. Plusieurs ministres du parti conservateur (HDZ) ont déjà dû quitter leurs fonctions pour des raisons similaires. Vili Beros lui-même avait été nommé après le limogeage de son prédécesseur, Milan Kujundzic, pour des affaires de déclaration d’avoirs non conformes.
L’ampleur de l’enquête, qui implique huit personnes et plusieurs entreprises, illustre la profondeur des problèmes de corruption en Croatie. Les accusations de surfacturation et de pots-de-vin pour obtenir des contrats publics mettent en lumière les failles du système de santé et la nécessité d’une réforme structurelle pour restaurer la confiance du public.
Ce scandale pourrait avoir des répercussions sur la perception du gouvernement croate, déjà critiqué pour ses difficultés à éradiquer la corruption endémique. Le soutien du Premier ministre aux actions judiciaires pourrait être interprété comme une tentative de montrer une volonté de changement, mais il reste à voir si cette affaire contribuera à un véritable tournant dans la lutte contre la corruption en Croatie.
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