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Culture

Le maire d’Angoulême exige l’annulation du Festival international de la bande dessinée

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Face au retrait massif des professionnels du neuvième art, l’édition 2026 du célèbre rendez-vous angoumoisin se trouve au bord de l’implosion.

La situation du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a connu une évolution déterminante ce jeudi 20 novembre. Le premier magistrat de la ville, Xavier Bonnefont, a publiquement réclamé l’annulation de la manifestation prévue pour janvier 2026. Cette prise de position intervient dans un contexte de défection généralisée des auteurs et des éditeurs, rendant la tenue de l’événement pratiquement impossible.

Lors d’une conférence de presse, l’élu a estimé que le maintien de l’édition 2026 apparaissait désormais comme une perspective irréaliste. Il a explicitement demandé aux structures organisatrices, l’association du FIBD et la société 9eARt+, de tirer les conséquences de cette impasse. Cette déclaration fait suite aux pressions exercées par les financeurs publics, qui avaient déjà officiellement sollicité l’abandon de la programmation.

Le retrait coordonné des principaux acteurs de la chaîne du livre illustre l’ampleur de la défiance envers l’organisation. Les maisons d’édition ont emboîté le pas aux auteurs, créant une situation de blocage insurmontable. La société 9eARt+, pilote de l’événement, se trouve par ailleurs empêtrée dans plusieurs contentieux, dont une plainte pour viol déposée par une ancienne employée, renforçant les critiques sur sa gestion.

Dans les rangs de l’organisation, le constat est sans appel. Un des directeurs artistiques a évoqué la possibilité d’une « disparition définitive » du festival, qualifiant la situation actuelle d’horizon « apocalyptique ». Malgré les déclarations officielles laissant entendre que des discussions se poursuivaient en coulisses, l’annonce du maire semble acter un point de non-retour.

Les tentatives de médiation, y compris l’appel de la ministre de la Culture à la mobilisation des professionnels, n’ont pas suffi à enrayer la dynamique de crise. Le projet de collaboration entre la société organisatrice et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, initialement attendu pour cette même date, a été rendu caduc par le mouvement de boycott généralisé. L’avenir de cette institution culturelle majeure se joue désormais dans les prochaines décisions de ses organisateurs historiques.

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