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Le jour où Biden débarquait chez des villageois chinois

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« C’est trop fort! »: 20 ans après, des Chinois découvrent éberlués que l’étranger aux Ray-Ban  venu visiter leur modeste village deviendra bientôt l’un des hommes les plus puissants du monde: Joe Biden.

Le président-élu américain, à l’époque chef de la commission des Affaires étrangères du Sénat, a effectué en 2001 un voyage officiel en Chine dans le cadre de ses fonctions.

Accompagné de responsables chinois, il s’était arrêté un moment à Yanzikou, non loin de Pékin, où il avait discuté avec des villageois et acheté des glaces pour les enfants.

Alors jeune mère de famille de 21 ans, Tang Shaojun s’occupait de son bébé de deux mois lorsque des membres de la délégation ont frappé à la porte.

Les étrangers étaient alors encore une curiosité en Chine, surtout à la campagne.

« Je pense qu’ils ont choisi de nous rendre visite parce que notre maison était la plus pauvre et la plus misérable du village », se remémore Mme Tang, dont le logement a depuis été reconstruit.

« On n’avait même pas de frigo ou d’appareils modernes. Pas de cuisinière à gaz non plus. On faisait à manger avec une cuisinière à charbon. Il y avait des mouches partout », ajoute son mari Liu Changkai, 40 ans.

Joe Biden a pris son petit garçon dans ses bras et l’a embrassé. Avant de laisser en cadeau 200 yuans (une grosse somme à l’époque), cachés sous un hachoir, que la famille a découvert plus tard.

« Il a dit qu’il reviendrait un jour », sourit Tang Shaojun.

Le couple n’a fait le rapprochement entre cet étranger et Joe Biden que cette semaine, lorsque des journalistes de l’AFP ont sorti de leurs cartons des photos d’archives pour les leur montrer.

Gao Shan, un habitant du village, était âgé de 9 ans quand il a serré la main de Joe Biden, une scène immortalisée sur un des clichés.

Le jeune homme se rappelle que le dirigeant démocrate lui avait alors dit en plaisantant qu’il deviendrait peut-être un jour président de la Chine.

« À l’époque, il m’a souhaité bonne chance et maintenant il va devenir président. C’est trop fort! », s’exclame Gao Shan, aujourd’hui âgé de 29 ans et qui travaille dans la vente.

Un futur président… chinois

Depuis 20 ans, le développement économique de la Chine a été fulgurant.

Les vieilles cahutes en pierre de Yanzikou ont été démolies et réaménagées en maisons à deux niveaux ou en chambres d’hôtes, qui accueillent les touristes visitant la Grande Muraille toute proche.

La plupart des habitants ont un souvenir assez vague de la visite, mais les photos de l’AFP montrent des enfants et parents réunis autour d’un Joe Biden souriant.

Le futur président américain avait également visité une église.

« Il était très amical et chaleureux, il saluait tous les Chinois (…) Il a aussi acheté une ou deux glaces pour les enfants », se souvient Li Hua, un agriculteur de 57 ans qui apparaît sur l’une des photos.

Il se dit « très fier » que Joe Biden ait visité le village.

« S’ils ne causent pas de tort à la Chine, ils peuvent revenir quand ils veulent! »

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Europe

La Russie occupe toujours 18 % du territoire ukrainien

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La Russie occupe toujours 18 % du territoire ukrainien

En janvier, les Russes ont très légèrement avancé en prenant le contrôle de 278 km2, selon les calculs d’un cartographe français

Au 31 janvier 2023, la Russie occupait toujours 18 % du territoire de l’Ukraine. Ce chiffre est le fruit du travail d’un cartographe français. Les 18,08 % (exactement) du territoire ukrainien représentent 109 105 km2, soit l’équivalent d’une vingtaine de départements français. Au cours du mois de janvier et au prix de pertes colossales, les forces russes sont parvenues à prendre 278 km2 à l’armée ukrainienne. Cette superficie équivaut à un carré de 16 kilomètres de côté, alors que le front entre les deux armées s’étend sur plus de 1 000 kilomètres.

A la veille de l’invasion, le 24 février 2022, et depuis 2014, la Russie contrôlait directement (la Crimée) ou indirectement (une partie du Donbass) 7,15 % du territoire de son voisin. Au maximum de l’offensive russe, fin mars, l’Ukraine avait perdu un quart (25,11 %) de son sol. Puis, après l’échec de l’opération sur Kiev, ce chiffre s’est stabilisé autour de 20-21%, avant de passer à l’automne sous la barre de 18 %, grâce au succès de la double offensive ukrainienne, d’abord vers Kharkhiv, puis vers Kherson. Depuis novembre, la Russie regrignote un peu de terrain, surtout dans le secteur très disputé de Bakhmut.

Dans le détail, la Russie ne contrôle totalement qu’une seule région, la Crimée, et la quasi-totalité d’une autre, l’oblast de Louhansk (97,78 %). Trois sont partiellement occupées : Zaporijjia (72,94 %), Kherson (72,02 %) et Donetsk (56,65 %). Ces quatre derniers oblasts font, sur le papier, partie de la Fédération de Russie depuis leur annexion illégale en septembre. Enfin, les forces russes n’occupent plus qu’une infime partie (1,88 %) de l’oblast de Kharkiv (nord) et 0,56 % de celui de Mykolaïv (sud).

L’objectif de Kiev est de reprendre la totalité de son territoire (603 554 km2), plus vaste que la France : on mesure l’ampleur de la tâche.

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Europe

Guerre en Ukraine : Biden dit « non » à l’envoi d’avions de combat

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Guerre en Ukraine : Biden dit « non » à l’envoi d’avions de combat

Berlin a déjà rejeté catégoriquement cette idée, tandis que le président français Emmanuel Macron a estimé prudemment que « par définition, rien (n’était) exclu ».

Joe Biden a opposé ce lundi 30 janvier un refus catégorique à l’idée d’envoyer à l’Ukraine des avions de combat américains de type F-16. « Non », a dit le président américain lorsqu’un journaliste l’a interrogé à la Maison Blanche sur la possibilité de fournir les appareils que réclament les dirigeants ukrainiens.

Les Occidentaux viennent de franchir un palier dans l’aide militaire apportée à l’Ukraine, après que l’Allemagne et les États-Unis ont annoncé l’envoi de chars. Le président Volodymyr Zelensky réclame une assistance encore plus poussée, passant par la livraison de missiles à longue portée et d’avions de combat.

Berlin a déjà rejeté catégoriquement cette idée, tandis que le qu’Emmanuel Macron a estimé prudemment que « par définition, rien (n’était) exclu », tout en assurant que les Ukrainiens ne lui avaient pas fait à ce jour de demande en ce sens.

Une visite prochaine en Pologne

Alors qu’approche le 24 février, qui marquera un an depuis l’invasion de l’Ukraine, Joe Biden n’a pas voulu dire s’il se rendrait en Europe à cette occasion.

Mais il a assuré qu’il irait, sans préciser de date, en Pologne, un pays qui joue un rôle clé dans la réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Je vais aller en Pologne, mais je ne sais pas quand », a-t-il dit aux journalistes, en regagnant Washington après un court déplacement dans la ville de Baltimore (Maryland, est).

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Belgique : trois blessés, dont l’un grièvement, après une attaque au couteau à Bruxelles

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Belgique : trois blessés, dont l'un grièvement, après une attaque au couteau à Bruxelles

Le parquet fédéral a indiqué n’avoir pas été saisi « à ce stade », après une attaque au couteau ce lundi à la station de métro Schuman, à Bruxelles. Un homme de 30 ans a été arrêté par les forces de l’ordre.

Trois personnes ont été blessées dans une attaque au couteau lundi 30 janvier, en fin d’après-midi, dans le métro à Bruxelles, selon un nouveau bilan de la police belge. Le pronostic vital est engagé pour l’une des victimes.

Un homme de 30 ans a été arrêté par les forces de l’ordre. La piste terroriste n’est pas d’actualité.

Une station située près de la Commission européenne

L’attaque est survenue autour de 18 heures dans la station Schuman, située à quelques dizaines de mètres des sièges de la Commission européenne et du Conseil européen. « Mes pensées vont aux victimes (…) Merci à la police pour sa prompte intervention », a indiqué la ministre de l’Intérieur belge, Annelies Verlinden.

Le trafic restait interrompu en début de soirée sur une partie des deux lignes de métro passant par la station Schuman, la police poursuivant son enquête sur place, selon l’opérateur des transports bruxellois (Stib).

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