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Le Hezbollah réaffirme son refus de déposer les armes lors d’une commémoration massive

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Un an après la disparition de son ancien dirigeant, le mouvement chiite libanais a rassemblé des dizaines de milliers de partisans pour marteler son opposition au désarmement. La tension persiste sur la ligne frontalière avec Israël.

Devant une mer de drapeaux jaunes et libanais, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a prononcé un discours sans équivoque lors d’un rassemblement commémoratif. Des dizaines de milliers de sympathisants s’étaient réunis dans la banlieue sud de Beyrouth, autour du mausolée de l’ancien chef Hassan Nasrallah, tué il y a un an par une frappe israélienne. Le dirigeant a exclu toute possibilité de renoncement à l’arsenal militaire du mouvement, qualifiant cette question de « bataille existentielle ».

La cérémonie, retransmise sur écrans géants dans plusieurs régions du pays, intervenait dans un contexte de fortes pressions internationales et locales en faveur du désarmement du parti. Un plan élaboré par l’armée libanaise, soutenu par les États-Unis, prévoit notamment le retrait des armes lourdes des zones frontalières. Les partisans présents ont scandé des slogans hostiles à Israël et aux États-Unis, illustrant la radicalisation persistante des positions.

Plusieurs témoins interrogés sur place ont exprimé une détermination inébranlable à conserver leurs armes. Un employé revenu spécialement d’Irak pour l’occasion a souligné que les événements récents n’avaient fait que renforcer leur résolution. Une étudiante présente parmi la foule a abondé dans le même sens, évoquant la nécessité de résister face à l’ennemi.

La visite d’Ali Larijani, haut responsable iranien, assis au premier rang durant la cérémonie, a confirmé le soutien continu de Téhéran à son allié régional. Cette démonstration de force intervient après une polémique liée à une projection du portrait de Nasrallah sur un bâtiment emblématique de Beyrouth, malgré l’interdiction des autorités. Le Premier ministre Nawaf Salam avait alors exigé l’arrestation des organisateurs, reflétant les profondes divisions politiques au Liban.

Le mouvement a ouvert un front militaire contre Israël en solidarité avec le Hamas dès octobre 2023, avant une escalade en conflit ouvert un an plus tard. Bien qu’un cessez-le-feu soit entré en vigueur fin novembre 2024, des frappes israéliennes ciblent régulièrement des positions du Hezbollah au sud du Liban, maintenant la région dans un état de tension latente.

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