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Le Hamas restitue quatre dépouilles d’otages israéliens

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La restitution intervient au lendemain du retour des derniers captifs vivants, dans le cadre de l’accord de trêve négocié sous médiation internationale.

L’organisation palestinienne a transféré mardi soir quatre cercueils contenant les restes de citoyens israéliens, selon un processus supervisé par le Comité international de la Croix-Rouge. Cette opération fait suite au rapatriement, la veille, des vingt derniers otages vivants détenus dans la bande de Gaza. Les forces de défense israéliennes ont confirmé que les dépouilles avaient été acheminées vers l’Institut national de médecine légale de Tel-Aviv pour y subir les formalités d’identification.

Cet échange s’inscrit dans le cadre des dispositions convenues lors de l’accord de cessez-le-feu, qui prévoyait la libération de l’ensemble des captifs – vivants comme décédés – dans un délai de soixante-douze heures après l’entrée en vigueur de la trêve. Le mouvement islamiste avait toutefois signalé des difficultés logistiques potentielles pour respecter ce calendrier, en raison des conditions de guerre ayant durablement affecté l’enclave palestinienne.

En contrepartie du retour des otages, les autorités israéliennes ont procédé à la libération de près de deux mille détenus palestiniens. Parallèlement, Israël a restitué à Gaza les corps de quarante-cinq Palestiniens originaires du territoire. Le Premier ministre israélien a réaffirmé sa détermination à obtenir le retour de tous les citoyens encore retenus.

Parmi les dépouilles identifiées figurent celles de quatre hommes aux profils distincts, dont les parcours reflètent la diversité des victimes du conflit. Leurs familles, après plus de deux années d’attente, peuvent désormais engager les démarches nécessaires pour leur offrir des funérailles conformes à leurs souhaits. Les premiers éléments médicaux suggèrent que certains décès résultent de l’absence de soins appropriés durant la captivité.

Les otages récemment libérés présentent des signes cliniques évocateurs de conditions de détention extrêmes, incluant une perte pondérale significative et des séquelles physiologiques liées à leur confinement prolongé en milieu souterrain. Plusieurs témoignages font état de stratégies d’isolement systématique employées par leurs geôliers, certains captifs ayant été maintenus sans aucun contact avec l’extérieur ni information sur le sort de leurs proches.

Cette étape marque un développement notable dans le processus de mise en œuvre de l’accord de trêve, même si des incertitudes persistent quant au sort des restes humains encore non restitués. Les déclarations des différentes parties impliquées continuent de refléter des positions contrastées sur les modalités d’application des engagements pris.

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