Monde
Le gouvernement britannique confronté à la justice pour l’interdiction d’un collectif pro-palestinien
La décision de classer Palestine Action comme organisation terroriste fait l’objet d’un recours devant la Haute Cour de Londres, tandis que plus de 2 300 personnes ont été interpellées pour leur soutien au mouvement.
Les représentants du pouvoir exécutif britannique comparaissent depuis mercredi devant la justice pour justifier l’interdiction du collectif Palestine Action, classé comme organisation terroriste en juillet dernier. Cette mesure légale a entraîné l’arrestation de plus de deux mille trois cents personnes ayant exprimé leur appui au groupe, selon les chiffres communiqués par l’association Defend Our Juries. À ce jour, 254 individus font l’objet de poursuites pour soutien à une entité considérée comme terroriste, encourant des peines pouvant atteindre six mois d’emprisonnement en vertu de la législation antiterroriste.
La procédure judiciaire engagée par Huda Ammori, cofondatrice du mouvement, conteste le bien-fondé de cette classification qui assimile Palestine Action à des groupes tels qu’Al-Qaïda ou l’Armée républicaine irlandaise. L’audience, prévue pour durer trois jours, examine notamment si le ministère de l’Intérieur a adopté une définition excessivement large des activités terroristes. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer avait motivé sa décision par une campagne d’actions directes ayant causé, selon ses dires, des dégradations matérielles importantes sur des infrastructures de sécurité nationale, accompagnées d’actes d’intimidation et de violences.
Cette interdiction a suscité de vives critiques sur la scène internationale. Plusieurs instances onusiennes et européennes ont estimé que la mesure portait une atteinte disproportionnée aux libertés fondamentales de réunion et d’expression. Depuis l’été, des manifestations rassemblant des retraités, médecins, étudiants et membres du clergé se sont multipliées dans plusieurs villes du royaume, leurs participants brandissant régulièrement des pancartes proclamant leur opposition à ce qu’ils qualifient de génocide et leur soutien à Palestine Action.
Créé en 2020, le collectif se définissait comme un mouvement d’action directe visant à mettre fin au soutien international à Israël, qu’il décrit comme un régime d’apartheid. Ses actions ciblaient principalement des sites d’entreprises d’armement, dont ceux du groupe israélien Elbit Systems. La décision gouvernementale fait suite à une intrusion sur une base aérienne britannique ayant provoqué des dégâts évalués à près de huit millions d’euros.
La Haute Cour avait déjà accepté en juillet d’examiner deux aspects du recours. Le premier concerne l’éventuelle violation du droit à la liberté d’expression garanti par la Convention européenne des droits de l’homme. Le second porte sur l’absence de consultation préalable du mouvement avant son interdiction. Si la justice donnait raison à la requérante, les condamnations prononcées contre des sympathisants pourraient être annulées et les procédures en cours abandonnées. Cette décision n’affecterait cependant pas les poursuites engagées pour des actions antérieures à l’interdiction, comme le procès en cours de six militants accusés d’intrusion dans les locaux d’Elbit Systems en août 2024.
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