Monde
Le Golfe aveuglé : mille navires privés de signal GPS
Depuis le début du conflit, la moitié des bâtiments circulant dans le Golfe et la mer d’Oman ont subi des perturbations de leur système de navigation par satellite. Cette situation révèle la vulnérabilité d’une flotte marchande équipée de technologies obsolètes.
Les équipements de géolocalisation embarqués sur les porte-conteneurs et les pétroliers immobilisés dans la région sont souvent moins performants que ceux d’un téléphone portable moderne. Cette disparité technique explique pourquoi un millier de navires se sont retrouvés, à un moment ou à un autre, incapables de déterminer leur position avec précision. La vaste majorité de ces incidents a été enregistrée au large des côtes des Émirats arabes unis et d’Oman.
Contrairement aux smartphones qui peuvent capter les signaux de plusieurs constellations satellitaires, une grande partie de la flotte commerciale ne reçoit que l’ancien signal civil du système américain, connu sous le nom de L1 C/A. Cette technologie, déployée dans les années 1990, ne permet pas de basculer vers d’autres réseaux comme le européen Galileo ou le chinois BeiDou en cas d’interférence. Les avions sont confrontés à une limitation similaire, voire plus prononcée, en raison de réglementations aéronautiques strictes.
La perturbation des signaux, communément appelée brouillage, est relativement aisée à mettre en œuvre. Une technique plus sophistiquée, le « spoofing », consiste à falsifier les données du système d’identification automatique des navires. Les bâtiments affectés transmettent alors une localisation erronée, les faisant parfois apparaître à terre sur les cartes électroniques.
L’impact de ces perturbations dépasse la simple perte de position. Le signal GPS synchronise les horloges de bord, alimente les radars et les indicateurs de vitesse. En son absence, les équipages doivent se rabattre sur des méthodes de navigation traditionnelles, comme le repérage visuel ou l’usage du radar, des pratiques devenues complexes au regard des dimensions des navires modernes.
Les sources de ce brouillage sont multiples et proviennent probablement des différentes parties au conflit. À des fins défensives, certains États de la région orientent leurs systèmes de protection électronique vers leurs littoraux pour neutraliser les drones, quitte à perturber involontairement les activités civiles. Cette stratégie, déjà observée ailleurs, pourrait se prolonger malgré ses conséquences sur le trafic aérien, maritime et les services quotidiens.
Face à cette dépendance critique, des entreprises innovantes développent des technologies alternatives de navigation, s’appuyant par exemple sur le champ magnétique terrestre. Cependant, pour l’immense majorité de la flotte mondiale, l’ère d’une navigation maritime indépendante du GPS semble encore lointaine.
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