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Le directeur du Washington Post quitte ses fonctions après une restructuration majeure

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_**Le départ de Will Lewis, annoncé ce samedi, intervient dans la foulée d’un important plan de licenciements et dans un climat de tensions internes au sein du prestigieux quotidien.**_

Le Washington Post a annoncé la démission immédiate de son directeur général et éditeur, Will Lewis. Cette décision fait suite à la récente annonce d’un plan de restructuration prévoyant la suppression de plusieurs centaines de postes au sein de la rédaction, un mouvement qui a profondément marqué l’institution.

Dans un courriel adressé au personnel, M. Lewis a indiqué que son départ intervenait après deux années consacrées à la transformation du titre. Il est remplacé sans délai par Jeff D’Onofrio, précédemment directeur financier du journal. La nomination de M. D’Onofrio, dont le parcours s’est déroulé dans le secteur des plateformes numériques et de la publicité, souligne les défis économiques auxquels le média est confronté.

L’arrivée de Will Lewis, journaliste britannique reconnu, était initialement perçue comme une opportunité pour redresser la situation financière du quotidien. Le Washington Post, célèbre pour ses enquêtes historiques et ses nombreux prix Pulitzer, subit en effet des pertes depuis plusieurs années. L’engouement des lecteurs observé pendant la présidence de Donald Trump s’est progressivement érodé après son départ de la Maison Blanche, entraînant une baisse significative des abonnements et des revenus.

Le contexte de cette restructuration est également marqué par des interrogations sur l’orientation éditoriale du journal et les relations de son propriétaire, Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, avec l’administration Trump. La décision de la direction de ne pas prendre position lors de la campagne présidentielle de 2024 est perçue par certains observateurs comme ayant contribué à une érosion supplémentaire de son lectorat.

Les licenciements ont touché de nombreux services, notamment les bureaux internationaux couvrant le Moyen-Orient, la Russie et l’Ukraine, ainsi que les départements des sports, de la culture et des podcasts. D’anciennes figures de la rédaction, comme l’ex-rédacteur en chef Martin Baron, ont qualifié cette période de particulièrement sombre pour l’histoire du titre.

Cette situation reflète les difficultés structurelles auxquelles font face de nombreux médias traditionnels, confrontés à la chute des revenus publicitaires imprimés et à la concurrence des plateformes numériques. Alors que certains quotidiens nationaux comme le New York Times ont réussi leur transition, le Washington Post, malgré le soutien d’un propriétaire milliardaire, peine à retrouver un équilibre économique durable.

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