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Le dérèglement climatique exacerbe les précipitations extrêmes en Afrique australe

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Une étude scientifique établit un lien direct entre l’intensification des épisodes pluvieux dévastateurs et l’influence humaine sur le climat, soulignant une injustice criante.

Les inondations catastrophiques qui ont frappé le sud du continent africain au début de l’année trouvent une part de leur origine dans le réchauffement planétaire. Selon les conclusions d’une analyse scientifique, les épisodes de fortes précipitations sur dix jours, comme celui observé en janvier, sont devenus sensiblement plus violents dans la région en raison des activités humaines. Des quantités d’eau équivalant à une année de pluie sont tombées en quelques jours seulement sur certaines portions du Mozambique, du Zimbabwe et de l’Afrique du Sud.

Cette intensification, estimée à environ quarante pour cent, a considérablement aggravé les conséquences des intempéries. La conjonction de ces pluies diluviennes avec une forte exposition des populations et des infrastructures a conduit à la pire catastrophe hydrologique que le Mozambique ait connue depuis un quart de siècle. Le phénomène climatique La Niña a également contribué, dans une moindre mesure, à ce surplus d’intensité.

Le bilan humain et matériel est lourd. Des centaines de milliers de personnes ont été affectées, des dizaines de milliers ont dû être déplacées et le nombre de victimes se compte par centaines. Les eaux ont submergé des localités entières, coupé des axes de communication et causé des dommages considérables, y compris dans des réserves naturelles emblématiques comme le parc national Kruger.

Les chercheurs pointent du doigt une injustice fondamentale. Les nations touchées, qui comptent parmi les moins responsables des émissions historiques de gaz à effet de serre, subissent de plein fouet les effets les plus destructeurs du changement climatique. Elles supportent le poids de pertes en vies humaines, de destructions d’habitations et de bouleversements économiques, sans avoir profité des activités industrielles à l’origine du problème. Cette situation illustre avec acuité les disparités mondiales face aux conséquences du réchauffement.

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