Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Le Conseil constitutionnel rejette la proposition de Retailleau sur la rétention des étrangers

Article

le

La décision des Sages juge disproportionnée l’extension de la durée de détention administrative pour les personnes étrangères condamnées.

Le Conseil constitutionnel a rendu jeudi une décision marquante en invalidant une disposition législative portée par le ministre de l’Intérieur. Ce texte prévoyait d’allonger de 90 à 210 jours la période de rétention administrative pour les ressortissants étrangers condamnés pour des infractions graves et considérés comme présentant un risque élevé de récidive. Les juges ont estimé que cette mesure, par sa durée excessive, ne respectait pas le principe de proportionnalité au regard des objectifs affichés.

Dans leur motivation, les Sages ont rappelé la nécessité pour le législateur de concilier la protection de l’ordre public avec le respect des libertés individuelles. Ils ont souligné que l’atteinte portée à la liberté par une détention prolongée ne pouvait être justifiée au seul motif de la lutte contre l’immigration irrégulière. Cette décision constitue un revers pour le gouvernement, qui défendait cette mesure comme un outil essentiel de sa politique sécuritaire.

Du côté de la majorité présidentielle, les réactions ont été contrastées. Certains élus ont exprimé leur déception, jugeant la décision restrictive, tandis que d’autres ont appelé à une réécriture du texte pour le rendre conforme à la Constitution. Le ministre de l’Intérieur a fait savoir qu’il présenterait rapidement une nouvelle version du dispositif, tout en évoquant la possibilité d’un recours au référendum pour trancher les questions sensibles liées à la sécurité et à l’immigration.

Cette censure intervient dans un contexte politique tendu, où le gouvernement cherche à renforcer son arsenal législatif en matière de contrôle des flux migratoires. Elle relance le débat sur l’équilibre entre les impératifs de sécurité et le respect des droits fondamentaux, un sujet qui continue de diviser la classe politique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus