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Le chocolat s’apprête à devenir un luxe

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La flambée des cours du cacao, accentuée par une décision du Ghana, pourrait durablement renchérir les produits chocolatés en Europe et ailleurs.

Les amateurs de chocolat devraient se préparer à une augmentation sensible des prix dans les prochains mois. Le Ghana, deuxième producteur mondial de cacao, vient en effet d’annoncer une hausse de 62,5 % du prix payé aux cultivateurs locaux pour une tonne de fèves. Une mesure destinée à soutenir les agriculteurs, mais qui risque de se répercuter sur les étals des consommateurs.

Cette décision intervient dans un contexte déjà tendu pour la filière. Les perturbations climatiques en Afrique de l’Ouest, principale zone de production, avaient déjà entraîné une baisse des récoltes et une première hausse des tarifs lors des fêtes de Pâques. Si d’autres pays, à l’image de la Côte d’Ivoire, emboîtent le pas au Ghana, l’envolée des coûts pourrait s’accélérer.

Pourtant, l’impact réel sur les revenus des producteurs ghanéens reste limité. La dépréciation de la monnaie locale, le cedi, atténue considérablement les effets de cette revalorisation. Alors que le dollar a perdu près de 40 % de sa valeur face au cedi en six mois, la hausse effective en monnaie nationale ne dépasse pas 4 %. Un écart qui illustre les difficultés structurelles auxquelles font face les cultivateurs, malgré les déclarations d’intention des autorités.

Les industriels et distributeurs européens, déjà confrontés à des coûts de production en hausse, pourraient être contraints de répercuter cette nouvelle pression sur les prix finaux. Une perspective qui inquiète autant les professionnels du secteur que les consommateurs, habitués à une relative stabilité tarifaire.

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