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Le chef de l’ONU dénonce l’arme de la faim dans les conflits armés

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Alors que la malnutrition frappe des millions de personnes, le secrétaire général des Nations unies appelle à une mobilisation internationale face à cette crise humanitaire.

Lors d’un sommet sur la sécurité alimentaire organisé à Addis-Abeba, le secrétaire général des Nations unies a condamné avec fermeté l’utilisation de la faim comme tactique de guerre. Cette déclaration intervient dans un contexte où près de 720 millions de personnes dans le monde souffrent de sous-alimentation, selon les dernières estimations onusiennes. Bien que ce chiffre marque une légère amélioration par rapport à l’année précédente, il reste très éloigné des objectifs fixés pour 2030.

Les crises alimentaires s’aggravent sous l’effet combiné des conflits armés et des dérèglements climatiques. Le cas de Gaza illustre cette situation dramatique, où des dizaines de décès liés à la malnutrition ont été recensés depuis le début des hostilités. Les restrictions d’accès à l’aide humanitaire ont exacerbé les pénuries, plongeant la population dans une précarité extrême. Parallèlement, au Soudan, la guerre civile a provoqué des déplacements massifs et une insécurité alimentaire généralisée, qualifiée par les Nations unies de pire crise humanitaire actuelle.

L’Afrique subsaharienne reste particulièrement touchée, avec plus de 280 millions de personnes en situation de malnutrition. Les dirigeants africains présents au sommet ont souligné l’urgence d’investir davantage dans l’agriculture et d’obtenir un soutien accru de la communauté internationale. Les réductions drastiques de l’aide au développement, notamment celles décidées par les États-Unis, ont fragilisé les programmes d’assistance, rendant plus difficile la lutte contre la faim.

Face à ces défis, les appels se multiplient pour une coordination renforcée entre États et organisations internationales. La question alimentaire, étroitement liée à la stabilité politique et sociale, exige des réponses structurelles et durables. Sans une action concertée, des millions de personnes risquent de sombrer dans une insécurité alimentaire chronique, avec des conséquences désastreuses pour les générations futures.

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