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Le camp d’al-Hol, vidé de ses occupants dans un désordre généralisé

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L’évacuation chaotique du plus grand camp de familles de djihadistes en Syrie, suite au retrait des forces kurdes, a conduit à des départs massifs et non contrôlés, selon des témoins sur place.

Le site d’al-Hol, qui abritait jusqu’à récemment des milliers de proches de combattants de l’organisation État islamique, apparaît désormais presque entièrement vide. Cette transformation radicale est intervenue après le départ des gardiens kurdes, survenu fin janvier sous la pression militaire des autorités de Damas. Des témoins décrivent une période de plusieurs heures durant laquelle le camp s’est retrouvé sans surveillance, permettant des départs en nombre.

Des objets personnels, des vêtements et des effets d’enfants jonchent encore le sol, signes de départs précipités. Les forces gouvernementales syriennes affirment avoir repris la main sur le site six heures après le retrait kurde, mais cet intervalle a suffi à créer une situation de grande confusion. Des véhicules sont venus chercher des familles, certaines escortées par des individus en tenue militaire, selon des riverains.

Le ministère de l’Intérieur syrien a reconnu des fuites collectives, imputant la responsabilité de cette désorganisation aux forces kurdes. Ces dernières rétorquent que leur retrait fut une conséquence des opérations militaires lancées contre le camp et ses alentours. Pendant ce temps, les autorités ont procédé au transfert des personnes restantes vers un autre site, jugé plus sécurisé.

Cette dispersion incontrôlée soulève des inquiétudes majeures quant au devenir des individus concernés, en particulier des femmes et des enfants. Des organisations non gouvernementales pointent les dangers potentiels, tels que l’exploitation ou le risque de recrutement par des groupes armés. Par ailleurs, la question du rapatriement des ressortissants étrangers, nombreux dans une section spécifique du camp, demeure entière, plusieurs pays refusant toujours leur retour.

Alors que le sort des combattants captifs fait l’objet de transferts internationaux supervisés, la dissolution soudaine d’al-Hol laisse derrière elle un vide sécuritaire et humanitaire, ainsi qu’un avenir incertain pour ses anciens résidents.

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