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Le Bangladesh s’apprête à tourner la page avec des élections en 2026

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Le gouvernement intérimaire a fixé la tenue du scrutin pour février, marquant une étape cruciale après un an de transition politique.

Muhammad Yunus, dirigeant par intérim du Bangladesh, a annoncé la tenue d’élections générales en février 2026, un an après la chute de l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina. Lors d’une allocution publique commémorant cet événement, le lauréat du prix Nobel de la paix a précisé que la consultation électorale se déroulerait avant le mois de Ramadan, conformément aux engagements pris par les autorités provisoires.

Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes attentes, alors que le pays tente de consolider ses institutions après une décennie de pouvoir controversé. Le gouvernement transitoire, dirigé par Yunus depuis août 2024, avait promis de réformer en profondeur le système politique avant de rendre la parole aux urnes. L’économiste octogénaire a réaffirmé son intention de quitter le pouvoir une fois le processus démocratique achevé, écartant toute velléité de prolongation.

Lors de son discours, le chef de l’exécutif a salué le soulèvement populaire ayant conduit au départ de Sheikh Hasina, qualifiant cette date d’ »instant historique » pour la nation. Il a également mis en garde contre les forces cherchant à entraver les avancées démocratiques, appelant à préserver les acquis obtenus au prix de « lourds sacrifices ». Une lettre ouverte, lue devant des milliers de personnes rassemblées sous la pluie à Dacca, a réaffirmé l’engagement des autorités à instaurer un État de droit et des élections libres.

L’ancienne dirigeante, en exil en Inde, fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires pour son rôle dans la répression de manifestations étudiantes. Son régime, marqué par des accusations de dérives autoritaires, avait suscité une contestation croissante avant son renversement.

Parmi la foule présente lors des commémorations, des voix ont exprimé un mélange d’espoir et de prudence. « Nous avons obtenu une chance unique de réformer le pays, mais le travail reste immense », a confié une jeune manifestante, tandis qu’un enseignant soulignait la nécessité de garantir que « l’oppression ne revienne jamais ».

Le gouvernement provisoire poursuit ses discussions avec les partis politiques pour finaliser les modifications constitutionnelles visant à ancrer durablement les principes démocratiques. Le chemin vers des élections crédibles s’annonce complexe, mais la feuille de route est désormais tracée.

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