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Économie

L’avenir d’Arc se joue sur une offre unique

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Le retrait du dernier candidat concurrent laisse le champ libre à un projet de reprise prévoyant des réductions d’effectifs. La situation place les salariés et les syndicats dans l’attente d’une décision judiciaire cruciale.

Le paysage de la reprise d’Arc, le fabricant historique de verrerie, s’est considérablement simplifié. L’ancien président Patrick Puy a annoncé renoncer à son projet, invoquant des délais trop courts pour le finaliser et la nécessité d’une solution rapide face aux difficultés financières de l’entreprise. Cette décision laisse, à ce stade, une seule proposition sur la table, portée par Timothée Durand, ancien cadre du groupe.

Cette offre, élaborée en association avec un ancien dirigeant de Decathlon et chiffrée à cinquante millions d’euros, vise la reprise de l’ensemble des activités du bicentenaire. Elle prévoit toutefois un important volet social, avec le maintien de 2 700 postes sur le site d’Arques, assorti de 300 licenciements, 400 départs anticipés à la retraite et une centaine de départs volontaires. Le groupe emploie actuellement 3 500 personnes sur ce site, cœur historique de son activité.

Le retrait de M. Puy, qui promettait quant à lui de préserver tous les emplois grâce à une stratégie de relocalisation, est perçu comme un revers par les représentants du personnel. Ces derniers déplorent le délai imparti pour déposer des alternatives et expriment des réserves quant à la proposition restante. Certains syndicalistes pointent un manque d’ambition pour le repositionnement commercial du groupe et s’interrogent sur la pertinence d’une reprise conduite par des figures issues de l’ancienne direction, alors que l’entreprise est sous redressement judiciaire depuis janvier en raison d’une dégradation persistante de son marché.

Le tribunal de commerce doit se prononcer sur cette offre unique le 10 mars prochain. L’entreprise, confrontée depuis des années à une concurrence internationale intense et à des difficultés structurelles, a déjà bénéficié de plusieurs plans de soutien public. Son avenir industriel et social se joue désormais autour de ce projet, dans un contexte de forte incertitude pour ses salariés.

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