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Culture

Laurent Lafitte, une année au sommet

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L’acteur, omniprésent sur les écrans et les scènes, livre une performance en double dans la comédie « Alter Ego », présentée en compétition au festival de l’Alpe d’Huez. Il évoque avec sérénité une carrière qui le comble.

Laurent Lafitte occupe une place singulière dans le paysage cinématographique français. Alors que son dernier film, « Alter Ego », est en lice pour la récompense suprême du festival de la comédie de l’Alpe d’Huez, l’artiste de 53 ans confirme son éclectisme et son engagement. Dans cette œuvre réalisée par le duo Nicolas et Bruno, dont la sortie nationale est prévue au mois de mars, il endosse avec brio les rôles de deux hommes que tout oppose, un voisin et son sosie parfait, dont la rencontre provoque un bouleversement existentiel. Une proposition scénaristique rare qui a immédiatement séduit le comédien.

Pour incarner Alex, un quinquagénaire en proie au doute et à la calvitie, Laurent Lafitte n’a pas hésité à modifier son apparence, acceptant de se raser le crâne. Face à lui, son double, Axel, incarne une réussite sociale et une assurance qui attisent les comparaisons. Le film explore avec humour les mécanismes de la jalousie et de l’image de soi à l’ère des réseaux sociaux, des thèmes qui résonnent particulièrement chez cet acteur connu pour protéger farouchement son intimité et son absence des plateformes numériques.

Cette double performance s’inscrit dans une période artistique particulièrement dense. Après avoir été maître de cérémonie du dernier Festival de Cannes, l’ancien pensionnaire de la Comédie-Française a enchaîné les projets avec une régularité remarquable. L’hiver dernier, il triomphait au Théâtre du Châtelet dans la comédie musicale « La Cage aux folles ». L’année 2024 l’a vu briller dans l’adaptation du « Comte de Monte-Cristo », après avoir incarné Bernard Tapie pour une production Netflix en 2023. Une trajectoire qui pourrait bien lui valoir une nouvelle nomination aux César pour son rôle dans « La Femme la plus riche du monde ».

Interrogé sur sa méthode de travail, Laurent Lafitte rejette l’idée d’une immersion totale ou d’une perte de soi dans le personnage. Il explique plutôt ressentir un processus d’assimilation, où le rôle vient à lui, lui permettant de rester constamment ancré dans sa propre identité. Une approche qui lui offre une grande liberté, comme il l’a expérimenté sous la direction bienveillante des réalisateurs d’« Alter Ego ». Pour lui, le métier d’acteur est avant tout une affaire de rencontres et de défis artistiques, loin de toute velléité de compétition.

Avec plusieurs projets en perspective, dont un film pour la plateforme Netflix, l’artiste envisage désormais de se consacrer à la réalisation de son deuxième long-métrage. Une évolution naturelle pour celui qui, sans jamais chercher à se comparer, considère avec une gratitude non dissimulée le parcours exceptionnel qui est le sien.

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