Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’attente poignante à Tel-Aviv avant des libérations annoncées

Article

le

Une foule se presse sur la place des Otages, suspendue aux premières images de détenus revenant de Gaza. L’émotion est à son comble, mêlant espoir et appréhension.

À l’aube, des dizaines de personnes convergent vers l’esplanade devenue le symbole de la mobilisation pour les captifs. Beaucoup arborent des portraits de proches encore retenus dans la bande de Gaza, tandis que d’autres agitent des drapeaux nationaux. Les étreintes et les regards chargés d’anxiété traduisent l’intensité du moment.

Une jeune femme, Noga, confie éprouver une forme d’euphorie teintée de tristesse, évoquant ceux qui ne connaîtront pas le retour. Elle porte depuis des mois un autocollant marquant chaque jour de captivité. Comme d’autres, elle a passé la nuit sur les lieux, redoutant de manquer l’instant tant espéré.

Le Forum des familles, principale organisation de soutien, avait organisé une veillée aux couleurs du ruban jaune, emblème des otages en Israël. L’ancienne députée Émilie Moatti, l’une des fondatrices du collectif, peine à contenir son émotion face à l’affluence.

Sur les écrans géants, les chaînes de télévision retransmettent en boucle des images des rassemblements passés, tandis que la chanson Habayta résonne dans les enceintes. Ce titre des années 1980, initialement dédié aux soldats, est devenu l’hymne des partisans de la libération des captifs.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un accord prévoyant, en contrepartie, la libération de près de deux mille détenus palestiniens. La place, épicentre de ce mouvement depuis deux ans, vit désormais au rythme de l’attente, entre soulagement anticipé et mémoire des absents.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus