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L’armée malgache proclame l’exercice du pouvoir après la destitution du président

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La situation politique à Madagascar connaît un tournant décisif alors que le chef de l’État a été contraint à la démission et évacué du territoire, tandis que les forces armées annoncent la formation prochaine d’un gouvernement civil.

Les institutions malgaches traversent une période de profonde instabilité depuis l’évacuation du président Andry Rajoelina, dont la localisation reste incertaine. Les autorités militaires ont officiellement déclaré assumer les responsabilités du pouvoir exécutif, précisant leur intention d’établir rapidement une administration civile. Cette annonce intervient après le vote de destitution par l’Assemblée nationale et la dissolution de cette dernière par le chef de l’État, peu avant son départ.

La communauté internationale observe avec attention l’évolution de la situation. Depuis l’Égypte, le président français a exprimé sa vive préoccupation tout en appelant au respect de l’ordre constitutionnel. Sans confirmer les informations faisant état d’un transfert du président malgache à bord d’un appareil français, il a réaffirmé l’attachement de la France à la stabilité de l’île et au bien-être de sa population.

Les tensions politiques, initialement provoquées par des difficultés d’accès à l’eau et à l’électricité, ont progressivement évolué vers une remise en cause plus large du pouvoir présidentiel. Les manifestations ont été marquées par des violences ayant entraîné des pertes humaines, bien que le bilan exact fasse l’objet de versions contradictoires entre les autorités et les organisations internationales.

Face à ces développements, un officier supérieur a précisé devant le palais présidentiel la mise en place prochaine d’un comité militaire chargé d’assurer l’intérim présidentiel, tout en maintenant les activités de l’Assemblée nationale. La présidence malgache a pour sa part dénoncé une tentative de prise de pouvoir illégitime, affirmant que le chef de l’État conservait l’ensemble de ses prérogatives. Cette crise politique rappelle les circonstances qui avaient précédemment porté Andry Rajoelina au pouvoir en 2009.

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