Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’armée israélienne affirme détenir une longue liste de cibles en Iran

Article

le

Les déclarations de Jérusalem surviennent dans un contexte d’extension régionale du conflit et de paralysie du trafic pétrolier, tandis que Téhéran appelle à la retenue internationale.

L’état-major israélien a indiqué, dimanche, que ses forces disposaient encore de plusieurs milliers d’objectifs militaires à frapper sur le territoire iranien. Cette annonce intervient alors que les hostilités, engagées il y a quinze jours, continuent de s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient. Le porte-parole de l’armée a précisé que l’objectif était d’affaiblir davantage le régime de Téhéran, déjà ébranlé par les récentes opérations.

De son côté, la République islamique a lancé un appel à la communauté internationale, l’exhortant à éviter tout geste susceptible d’aggraver la situation. Le ministre des Affaires étrangères iranien a souligné, lors d’un échange téléphonique avec son homologue français, la nécessité pour les autres nations de s’abstenir de toute initiative pouvant conduire à une escalade. Les autorités iraniennes justifient leurs frappes contre des installations américaines et israéliennes par des preuves, selon elles, de l’utilisation de ces sites pour coordonner des attaques contre l’Iran.

Le conflit a des répercussions économiques majeures, notamment sur les marchés de l’énergie. La fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran, voie maritime cruciale pour l’exportation du pétrole, a provoqué une hausse significative des cours. Face à cette situation, l’administration américaine cherche à constituer une coalition internationale pour garantir la sécurité de ce passage stratégique, une initiative pour laquelle aucun engagement ferme n’a encore été annoncé. En parallèle, l’Agence internationale de l’énergie s’apprête à procéder à la plus importante libération de ses réserves stratégiques de pétrole depuis sa création, afin de tempérer la flambée des prix.

Les bilans humains continuent de s’alourdir à travers la région, avec plus de deux mille victimes recensées, principalement en Iran et au Liban. Les échanges diplomatiques entre Washington et Téhéran semblent au point mort, chaque camp rejetant la responsabilité de l’impasse sur l’autre. Alors que les frappes se poursuivent de part et d’autre, la vie tente péniblement de reprendre son cours dans certaines zones urbaines d’Iran, où les habitants s’activent au milieu des ruines.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus