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L’ancien président philippin face à la Cour pénale internationale

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_**La défense de Rodrigo Duterte conteste la causalité entre ses propos et les homicides allégués, lors des audiences cruciales de La Haye.**_

L’avocat de l’ancien président philippin a présenté ses arguments devant la Cour pénale internationale, rejetant le lien de causalité établi par l’accusation. Selon la défense, les déclarations publiques de Rodrigo Duterte, bien que virulentes, ne constitueraient pas un ordre explicite de passage à l’acte. Aucun élément matériel ne démontrerait, selon elle, que son client ait directement commandité les faits qui lui sont reprochés.

Les procureurs soutiennent pour leur part que l’ancien chef d’État a orchestré une vaste campagne d’homicides ciblés, en fournissant des listes nominatives et en tenant des discours incitatifs. Plusieurs enregistrements vidéo, où M. Duterte évoque avec brutalité la lutte contre le trafic de stupéfiants, ont été versés au dossier. L’accusation estime que ces propos ont galvanisé et légitimé une violence systématique ayant entraîné la mort de plusieurs milliers de personnes.

La défense rétorque que cette lecture est sélective et ne rend pas compte de l’ensemble des prises de parole publiques. Elle cite des interventions où l’ancien président appelait au strict respect des procédures légales. L’équipe de M. Duterte affirme ne pas chercher à minimiser la gravité des pertes humaines, mais à démontrer l’absence de preuve directe liant son client à des ordres d’exécution.

Les juges doivent maintenant examiner la solidité des éléments présentés pour déterminer s’ils justifient l’ouverture d’un procès. La décision, attendue dans un délai de soixante jours, marquera une étape décisive dans cette procédure suivie avec attention par les observateurs du droit international.

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