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L’ancien président attaqué par les familles de victimes après la parution de ses mémoires

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_**Dans un livre relatant son incarcération, Nicolas Sarkozy évoque les familles des victimes de l’attentat du DC-10. Leur collectif dénonce une « distorsion de la vérité » et une inversion des rôles qu’il juge insupportable.**_

Le collectif « Les Filles du DC-10 », regroupant des proches des victimes de l’attentat de 1989, a exprimé sa profonde consternation mardi. Cette réaction fait suite à la publication d’extraits des mémoires de l’ancien chef de l’État, dans lesquels il relate son expérience carcérale. Les familles estiment que l’ouvrage présente une version déformée des faits et les dépeint sous un jour injuste, alors qu’elles étaient parties civiles dans le procès dit du « financement libyen ».

Dans un communiqué, le collectif accuse l’ancien président de se présenter à tort comme la principale victime des événements judiciaires. Il regrette un choix assumé, selon lui, de brouiller les pistes et d’occulter la réalité des faits pour lesquels Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance. La justice a en effet retenu que ses plus proches collaborateurs avaient approché, pour le financement de la campagne de 2007, un haut dignitaire libyen condamné à perpétuité pour son rôle dans l’attentat aérien qui coûta la vie à 170 personnes.

L’ancien président, qui a toujours nié les charges retenues contre lui et fera appel de sa condamnation à cinq ans de prison, évoque dans son livre les auditions des familles lors du procès. Il les qualifie de moments particulièrement émouvants, tout en indiquant avoir été affecté par certains propos le concernant. Il réaffirme n’avoir jamais eu le moindre contact avec l’organisateur présumé de l’attentat, une affirmation que contestent vigoureusement les proches des victimes.

Pour le collectif, cette déclaration constitue une nouvelle altération de la vérité. Il soutient que Nicolas Sarkozy ne pouvait ignorer les relations entre ses collaborateurs et le numéro deux du régime libyen de l’époque. Les familles considèrent que ces éléments, au cœur de la condamnation, sont minimisés dans le récit de l’ancien président, qui sera de nouveau jugé en appel au printemps 2026.

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