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L’Amazonie accueille la première conférence climatique mondiale

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Les dirigeants internationaux convergent vers Belem pour relancer l’action climatique, dans un contexte de tensions géopolitiques et de retrait américain.

Une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement répondent à l’invitation du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour une réunion préparatoire à la COP30. Cette conférence des Nations Unies sur le climat, prévue du 10 au 21 novembre, marquera la première édition organisée en territoire amazonien. La sélection de Belem comme hôte a suscité des interrogations concernant ses capacités d’accueil, obligeant les autorités à déployer des solutions innovantes comme l’hébergement de délégations défavorisées sur des navires de croisière.

La ville de 1,4 million d’habitants connaît des transformations majeures pour cet événement sans précédent. Les autorités fédérales et régionales ont engagé d’importants travaux de rénovation, notamment sur le marché historique Ver-o-Peso, tandis que le chantier du parc des expositions se poursuivait à la veille du sommet. Cette mobilisation s’accompagne d’un renforcement sécuritaire avec près de 17 500 agents déployés, même si les perturbations urbaines alimentent les critiques sur l’adéquation des infrastructures locales.

L’enjeu central de cette rencontre réside dans la relance de la coopération internationale sur le climat, dix ans après l’accord de Paris. Le Brésil entend privilégier la concrétisation des engagements existants plutôt que l’adoption de nouvelles déclarations symboliques. Le pays annoncera la création d’un fonds dédié à la protection forestière et un objectif de quadruplement de la production de biocarburants durables. L’absence notable des États-Unis, deuxième émetteur mondial, contraste avec la participation européenne, où plusieurs dirigeants s’exprimeront durant le sommet.

Les discussions s’annoncent complexes sur la question du financement climatique, les pays en développement réclamant des avancées substantielles après les difficiles négociations de Bakou. Les petits États insulaires, particulièrement vulnérables, insistent sur l’urgence de mesures plus ambitieuses contre les énergies fossiles. Le Brésil, qui se présente comme médiateur entre nations industrialisées et pays émergents, doit cependant concilier cette posture avec ses propres autorisations d’exploration pétrolière au large de l’Amazonie, source de contradictions pointées par les représentants autochtones.

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