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L’affaire Esfandiari se conclut sur l’attente d’un verdict
_**Le tribunal correctionnel de Paris a mis fin aux débats et rendra sa décision le 26 février. Le dossier, marqué par des enjeux géopolitiques sensibles, oppose les accusations d’apologie du terrorisme à la défense de la liberté d’expression.**_
L’audience s’est achevée après quatre jours de procédure, ponctués de vifs échanges. La juridiction parisienne doit désormais se prononcer sur le cas de Mahdieh Esfandiari, poursuivie pour des faits d’apologie et de provocation directe à des actes de terrorisme, ainsi que pour injure publique en ligne et association de malfaiteurs. Le parquet a requis à son encontre une peine d’un an d’emprisonnement ferme, assortie d’une interdiction définitive du territoire français. Quatre autres hommes, dont l’essayiste Alain Soral absent des débats, sont également jugés dans cette affaire.
Les débats ont mis en lumière la dimension internationale du dossier. Les autorités iraniennes ont exprimé, par la voix de leur ambassadeur à Paris, leur volonté d’échanger leur ressortissante contre deux citoyens français actuellement interdits de quitter l’Iran après y avoir été détenus. Cette perspective a plané sur l’ensemble des audiences, introduisant une dimension diplomatique dans le cadre strict de la procédure judiciaire. La prévenue a elle-même évoqué son sentiment d’être l’objet de négociations entre États, exprimant son trouble face à une situation qui, selon ses mots, se décide sans elle.
Les magistrats du parquet ont soutenu que l’intéressée était au cœur d’un dispositif de diffusion en ligne de contenus illicites. Ils l’accusent d’avoir alimenté, entre 2023 et 2024, plusieurs comptes et plateformes associés à l’« Axe de la Résistance », relayant notamment des publications faisant l’éloge des attaques du 7 octobre 2023 et incitant à la haine envers la communauté juive. Ces contenus avaient conduit le ministère de l’Intérieur à saisir la justice. La prévenue a reconnu son rôle dans l’animation de cette chaîne mais a contesté être l’autrice des publications litigieuses.
L’accusation a évoqué un contexte d’« ingérence étrangère », une thématique reprise par certaines parties civiles. L’une d’elles a affirmé que l’activité de la prévenue visait à importer sur le sol français le narratif des autorités iraniennes. La défense a vigoureusement rejeté cette qualification, présentant Mahdieh Esfandiari comme une militante politique sincère, dont les prises de position relèveraient d’un débat d’intérêt général protégé par la liberté d’expression. Ses avocats ont déploré une procédure qui, selon eux, questionnerait les limites de ce droit fondamental dans la démocratie française.
Le jugement, attendu pour la fin du mois, devra donc trancher des questions à la fois juridiques et hautement politiques, dans un climat de fortes tensions internationales.
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