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L’administration Trump tente une sortie de crise à Minneapolis après des morts en marge des opérations migratoires

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Le gouvernement fédéral amorce un changement de ton dans la gestion des tensions locales, tout en réaffirmant le cap de sa politique d’immigration.

L’envoyé spécial de la présidence, Tom Homan, a rencontré mardi les principales autorités démocrates du Minnesota. Ces échanges avec le gouverneur Tim Walz et le maire de Minneapolis, Jacob Frey, visent à apaiser les vives tensions nées du déploiement massif d’agents fédéraux dans la ville. Les parties se sont accordées sur l’utilité d’instaurer un dialogue suivi, selon une déclaration du bureau du gouverneur.

Cette démarche coïncide avec le retrait progressif de Minneapolis d’une partie des trois mille fonctionnaires déployés depuis plusieurs semaines, dont le chef de la police aux frontières, Greg Bovino. L’exécutif a néanmoins démenti tout limogeage, tout en maintenant son soutien à la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, régulièrement critiquée par l’opposition.

Le président a pour sa part exprimé son émotion concernant le décès récent d’Alex Pretti, un second manifestant tué par des agents fédéraux après Renee Good début janvier. Il a toutefois évité de reprendre le terme d’« assassinat » employé par l’un de ses conseillers, tout en réitérant son opposition à la présence d’armes dans les rassemblements.

Cette inflexion tactique, marquée par une communication moins agressive, ne signifie pas un revoir de la doctrine. La porte-parole de la Maison Blanche a réaffirmé l’exigence de coopération des juridictions locales avec les services fédéraux de l’immigration, une condition inacceptable pour de nombreux élus démocrates.

La situation continue de susciter de vives réactions au-delà du Minnesota. L’ancien président Joe Biden a dénoncé des agissements qui, selon lui, bafouent les valeurs fondamentales du pays. Parallèlement, un sénateur démocrate a publié un rapport faisant état de plus d’un millier de cas présumés de violations des droits humains dans les centres de rétention depuis le début de l’année.

Sur le plan judiciaire, plusieurs recours sont en cours. Un magistrat a convoqué le directeur de la police de l’immigration pour une audition en personne, tandis qu’une autre juge examine une requête visant à suspendre l’opération en cours dans l’État. Les enquêtes sur les circonstances des deux morts se poursuivent, les images disponibles semblant contredire les versions initiales des autorités.

À Minneapolis, l’émotion reste palpable. Les habitants continuent de se recueillir sur les lieux des hommages aux deux victimes, dans un climat de défiance envers le récit officiel.

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