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La Super Ligue se déballonne, le foot européen reprend son souffle

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Les blasons des trois clubs italiens fondateurs de la Super Ligue, le 20 avril 2021 à Milan ©Miguel MEDINA

La Super Ligue s’est dégonflée: le renoncement des clubs anglais, puis de l’Atlético, suivi du constat d’échec des trois équipes italiennes, a précipité la déroute de cette compétition dissidente mercredi, après seulement 48 heures d’existence, même si son patron Florentino Perez assure qu’il reste en « stand-by ».

Par un retournement de situation aussi tonitruant que son irruption lundi dans le paysage, ce tournoi privé et quasi fermé, imaginé par de grands clubs pour supplanter l’historique Ligue des champions de l’UEFA, a perdu dix des douze sécessionnistes, deux jours après son lancement !

Pourtant, Florentino Perez, le président du Real Madrid et de la « Super League », a refusé de signer l’arrêt de mort : « Le projet est en stand-by. La société (de la « Super League ») existe toujours », a maintenu le dirigeant madrilène dans la nuit de mercredi à jeudi sur la radio espagnole Cadena Ser.

Mercredi matin, l’Atlético Madrid, premier club espagnol démissionnaire, a emboîté le pas des clubs anglais. C’est ensuite l’Inter Milan qui a donné le signal du retrait de tous les clubs italiens. Il ne reste donc plus que le Real Madrid et le FC Barcelone à ne pas avoir renoncé publiquement !

C’est dire si l’ambitieuse tentative de sécession a viré au fiasco. La Juventus, présidée par Andrea Agnelli, l’un des principaux instigateurs du projet avec Florentino Pérez, a reconnu que la Super Ligue avait désormais « peu de chances » de voir le jour en l’état.

Il est « admirable de reconnaître une erreur, et ces clubs ont fait une grosse erreur », a souligné mercredi Aleksander Ceferin, le patron de l’UEFA qui avait multiplié les menaces envers les sécessionnistes depuis 48 heures et notamment contre Agnelli, son ancien ami.

 

Mea culpa

 

« Mais ils sont de retour au bercail maintenant, et je sais qu’ils ont beaucoup à offrir non seulement à nos compétitions, mais aussi à l’ensemble du football européen », a-t-il insisté dans un communiqué, se disant prêt à « aller de l’avant » et « rebâtir l’unité ».

Une main tendue vers ces riches clubs dissidents, dont la vision mercantile a été rattrapée en quelques heures par le monumental tollé des supporters, des gouvernements, des instances et des plus grands joueurs du ballon rond.

L’UEFA va également pouvoir compter sur des partenaires de confiance, avec la nomination mercredi du patron du Paris SG, Nasser Al-Khelaïfi, à la présidence de l’Association européenne des clubs (ECA), succédant à Andrea Agnelli (Juventus Turin) démissionnaire.

Le patron du PSG, déjà reconduit mardi comme représentant de l’ECA au comité exécutif de l’UEFA, était l’un des seuls patrons de clubs parmi les plus riches d’Europe à ne pas avoir fait partie du projet de Super Ligue.

Dos au mur, les promoteurs de la Super Ligue ont publié un communiqué s’apparentant à une mise en pause de leur projet, en plein milieu de la nuit en Europe, en annonçant qu’ils allaient « reconsidérer les étapes les plus appropriées pour remodeler le projet ».

Les clubs italiens ont néanmoins continué à défendre l’initiative, à l’image de la Juventus qui s’est dite « convaincue du bien-fondé des hypothèses sportives, commerciales et juridiques » du projet. L’action de la Juve s’est malgré tout effondrée de 13,70% mercredi à la Bourse de Milan.

Le dénouement de cette crise a été salué notamment par le Premier ministre britannique, très en pointe sur le sujet. « C’est la bonne issue pour les fans de football, les clubs et les communautés à travers le pays. Nous devons continuer de protéger ce sport national que nous chérissons », a tweeté Boris Johnson.

L’heure du mea culpa a commencé pour ces dissidents repentis. Le propriétaire américain de Liverpool John Henry a ainsi publié une vidéo d’excuses, se disant « seul responsable » de la situation, tandis que son compatriote Joel Glazer, co-propriétaire de Manchester United et vice-président de l’éphémère Super Ligue, a reconnu avoir eu « tort ».

 

Divisions

 

Dans la nuit, Arsenal avait aussi fait machine arrière sur Twitter: « Nous avons fait une erreur et nous nous excusons pour cela », a écrit le club londonien. Et les joueurs de l’Atlético ont affiché leur « satisfaction » à propos du renoncement de leur club.

En attendant de savoir ce qu’il adviendra des derniers représentants de cette Super Ligue, Real Madrid et FC Barcelone, cet épisode rocambolesque place le foot européen face aux immenses divisions qui le traversent, entre riches clubs avides de bénéfices et nécessaire maintien d’une forme d’équité et d’incertitude sportives.

Les dissidents seront-ils punis pour avoir envisagé une telle révolution ? La réforme de la Ligue des champions à l’horizon 2024, adoptée lundi, sera-t-elle maintenue alors qu’elle ne semblait pas les satisfaire suffisamment, tout en étant critiquée par certains supporters comme étant peu lisible ?

Autant de questions dont l’Union européenne de football (UEFA), qui réunit à nouveau vendredi son comité exécutif, devra se saisir, elle qui a pourtant lâché du lest ces dernières années face aux plus gros

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C1: le PSG retrouve son rival barcelonais sous la menace terroriste

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C1: le PSG retrouve son rival barcelonais sous la menace terroriste

Le Paris Saint-Germain (PSG) se prépare à affronter Barcelone dans un contexte sécuritaire tendu, suite à des menaces terroristes, alors que les deux équipes se retrouvent en quart de finale de la Ligue des champions.

Le ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin, a annoncé un renforcement considérable de la sécurité à Paris en réponse à des menaces du groupe jihadiste État islamique visant les matchs des quarts de finale de la compétition.

Malgré ce contexte sécuritaire, les joueurs du PSG restent concentrés sur le match. Danilo Pereira, défenseur du club, souligne l’importance de se focaliser sur le football malgré les mesures de sécurité renforcées.

Cette saison, le PSG affiche de bonnes performances, malgré les doutes liés aux départs de Neymar et Messi. Toujours en lice en Ligue des champions, en finale de la Coupe de France et en tête du classement de la Ligue 1, l’équipe se sent confiante. Les confrontations avec Barcelone suscitent toujours des passions chez les joueurs et les supporters.

L’entraîneur du PSG, Luis Enrique, ancien joueur et entraîneur du Barça, reconnaît l’importance de ces matchs. Surnommé le « socio culer », il avoue que son cœur reste attaché à Barcelone malgré son engagement envers Paris.

La rivalité entre les deux équipes a été renforcée depuis la « remontada » historique de Barcelone en 2017, où le PSG a subi une défaite retentissante. Depuis lors, les deux clubs se sont affrontés à plusieurs reprises, marquant ainsi une rivalité intense.

Malgré les départs de stars telles que Neymar et Messi du Barça vers le PSG, ainsi que celui d’Ousmane Dembélé, le match promet d’être disputé. Les deux équipes se battront pour la victoire dans un duel qui dépasse les simples enjeux sportifs.

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Football – EDF : Kolo Muani porte les bleus contre le Chili à Marseille

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Football - EDF : Kolo Muani porte les bleus contre le Chili à Marseille

Trois jours après leur défaite face à l’Allemagne, les Bleus ont retrouvé le chemin de la victoire en battant le Chili 3-2 à Marseille. Malgré une performance en dents de scie, l’équipe française a su rebondir grâce notamment à Randal Kolo Muani, auteur d’un but et d’une passe décisive, dans un match marqué par les blessures de Jonathan Clauss et d’Eduardo Camavinga.

L’équipe de France, remaniée depuis son dernier match, a connu un début difficile en encaissant un but dès les premières minutes du match. Cependant, elle a rapidement réagi avec des offensives plus abouties, permettant à Youssouf Fofana d’égaliser rapidement. Peu après, Randal Kolo Muani a donné l’avantage aux Bleus d’une tête bien placée.

Malgré quelques frayeurs, notamment avec un tir sur le poteau du gardien Mike Maignan, les Français ont su maintenir leur avance grâce à un but d’Olivier Giroud. Le Chili a réduit l’écart en marquant un deuxième but, mais la France a tenu bon jusqu’au coup de sifflet final.

Cette victoire permet à l’équipe de France de rebondir après sa défaite contre l’Allemagne et de regagner en confiance avant les prochaines échéances, notamment l’Euro de football qui débutera en juin.

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Tournoi des Six Nations 2024 : Victoire des Bleues contre l’Angleterre

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Tournoi des Six Nations 2024 : Victoire des Bleues contre l'Angleterre

Le XV de France clôture le Tournoi des Six Nations 2024 avec une victoire épique face à l’Angleterre (33-31), mais les apparences sont parfois trompeuses. Malgré cette performance, qui assure une deuxième place dans le tournoi, l’équipe française reste confrontée à plusieurs défis majeurs.

Sur le papier, les statistiques semblent encourageantes : une deuxième place derrière l’Irlande, la quatrième en cinq ans ; la deuxième meilleure attaque du tournoi ; Thomas Ramos sacré meilleur réalisateur avec 63 points à son actif.

Cependant, ces chiffres dissimulent une réalité plus mitigée pour le XV de France, qui a connu un Tournoi laborieux. Le début chaotique avec une défaite face à l’Irlande (17-38), suivie d’une victoire laborieuse en Écosse (20-16) et d’un nul décevant contre l’Italie (13-13), a été suivi de deux victoires éclatantes au Pays de Galles (45-24) et contre l’Angleterre.

Le sélectionneur Fabien Galthié a qualifié ce tournoi d' »enfer » où l’équipe a dû faire preuve de solidité et de résilience. Près de six mois après la déception du quart de finale de la Coupe du Monde 2023, les Bleus peinent encore à digérer cette sortie prématurée de la compétition.

Malgré des moments difficiles, les joueurs ont su montrer leur unité et leur détermination. Louis Bielle-Biarrey a souligné que ces épreuves allaient renforcer l’équipe à l’avenir.

La défense, point fort autrefois, a été le talon d’Achille de l’équipe avec quatorze essais encaissés, le pire bilan depuis l’arrivée de Fabien Galthié. Malgré tout, le XV de France a pu compter sur ses talents individuels, avec des actions décisives de joueurs comme Gaël Fickou, Damian Penaud ou Léo Barré.

Cette épreuve a également permis à certains joueurs de se révéler, tandis que les cadres ont retrouvé leur rang, en l’absence de joueurs clés comme Antoine Dupont ou Romain Ntamack. La discipline de l’équipe s’est améliorée, bien que quelques cartons jaunes et rouges aient été distribués au cours du tournoi.

Maintenant, les regards se tournent vers la tournée estivale en Argentine, où l’équipe devra confirmer ses progrès et renforcer sa cohésion.

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