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La Serbie en proie à de nouvelles tensions politiques

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Pour la deuxième nuit consécutive, des heurts opposent manifestants et soutiens du gouvernement, alimentant une crise qui perdure depuis plusieurs mois.

De nouvelles violences ont éclaté jeudi en Serbie entre des opposants au pouvoir et des partisans du président Aleksandar Vučić, prolongeant une crise politique marquée par des mois de mobilisations. Les affrontements, qui ont fait plusieurs dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre et conduit à des interpellations, se sont reproduits dans une trentaine de villes du pays.

Les autorités ont dénoncé une dérive violente des manifestations, initialement portées par des étudiants. Le ministre de l’Intérieur a qualifié ces rassemblements d’ »attaques contre l’État », soulignant que les revendications initiales avaient cédé la place à des actes de vandalisme. À Novi Sad, des locaux du Parti progressiste serbe (SNS), formation du chef de l’État, ont été endommagés par des manifestants encagoulés, sans intervention des forces de l’ordre.

À Belgrade, les protestataires ont tenté de s’approcher des sièges du gouvernement et du SNS, mais ont été contenus par un dispositif policier renforcé. Des engins pyrotechniques ont été lancés en direction des sympathisants du parti au pouvoir, provoquant des escarmouches. Parallèlement, les forces spéciales ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser un autre groupe près du quartier général du SNS.

Le président Vučić a accusé les manifestants de chercher à provoquer un conflit interne, promettant une réponse ferme. De leur côté, les organisateurs des rassemblements estiment que le pouvoir instrumentalise la situation pour justifier une répression accrue. La contestation, née après l’effondrement mortel d’un bâtiment public en 2024, réclame notamment des élections anticipées, une demande rejetée par l’exécutif.

Ces tensions interviennent dans un contexte déjà tendu, marqué par un remaniement gouvernemental et l’arrestation de plusieurs anciens ministres. Les nuits précédentes avaient déjà été marquées par des incidents similaires, avec des blessés parmi les civils et les forces de l’ordre. La situation reste volatile, alors que les deux camps s’accusent mutuellement d’attiser les divisions.

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