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Politique

La remise en question des 35 heures divise le gouvernement

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La porte-parole de l’exécutif, Sophie Primas, rejoint les voix qui prônent un allongement du temps de travail, tout en reconnaissant la sensibilité du sujet.

La question des 35 heures refait surface dans le débat public, suscitant des prises de position contrastées au sein de la majorité. Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, a exprimé son soutien aux propos tenus par le député Mathieu Lefèvre, favorable à une flexibilisation de la durée légale du travail. Lors d’un passage sur LCI, elle a qualifié le dispositif actuel de « boulet » pour l’économie française, estimant qu’il avait engendré des effets contraires à ceux escomptés.

Selon elle, la réduction du temps de travail instaurée sous Lionel Jospin n’a pas permis de créer des emplois, mais aurait au contraire contribué à fragiliser le marché du travail. « Cette mesure s’est appuyée sur un dogme, sans tenir compte des réalités économiques », a-t-elle déclaré, soulignant les conséquences négatives sur l’activité et l’emploi. Toutefois, elle a nuancé son propos en évoquant la nécessité d’un dialogue avec les partenaires sociaux avant toute évolution législative.

Cette position intervient dans un contexte marqué par les annonces du Premier ministre sur les orientations budgétaires pour 2026, qui incluent une réflexion sur la productivité et le temps de travail. L’hypothèse d’une suppression de jours fériés, évoquée récemment, a déjà provoqué des réactions vives, certains y voyant un prélude à la fin des 35 heures. Le débat promet d’être animé, tant la question reste symbolique dans le paysage social français.

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