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La pionnière du hula-hoop s’éteint à 101 ans

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Joan Anderson, l’Australienne qui a donné son nom au célèbre cerceau, vient de disparaître en Californie. Son héritage demeure indissociable de ce jeu planétaire.

Le monde du divertissement perd une figure discrète mais marquante. Joan Anderson, connue sous le surnom de « Hula Girl », s’est éteinte le 14 juillet dernier dans une résidence californienne, à l’âge de 101 ans. Son nom reste à jamais associé à l’invention du terme « hula-hoop », qui a conquis des générations d’amateurs de jeux d’adresse.

Née en Australie, elle avait émigré aux États-Unis après son mariage avec un pilote américain. C’est lors d’un séjour dans son pays natal qu’elle rapporta un simple cerceau, sans imaginer qu’il deviendrait un phénomène culturel. Le couple perfectionna son utilisation avant de le présenter à des proches, puis à la société Wham-O, spécialisée dans les jouets.

L’appellation « hula-hoop » naquit de la fusion entre la danse hawaïenne et le mot anglais désignant le cerceau. Malgré le succès commercial retentissant de l’accessoire, Joan Anderson et son époux ne tirèrent qu’un bénéfice modeste de leur innovation. Un contentieux avec Wham-O aboutit à un accord dérisoire, inférieur à 6 000 dollars. « Nous avons tourné la page », confia-t-elle dans le documentaire « Hula Girl », sorti en 2018 et retraçant son parcours.

Si l’entreprise engrangea des millions grâce à cette invention, la contribution décisive de Joan Anderson fut longtemps occultée. Son histoire rappelle celle de nombreux inventeurs méconnus, dont les idées ont pourtant marqué leur époque. Aujourd’hui, les passionnés du hula-hoop lui rendent un hommage discret mais sincère, saluant la femme qui a insufflé une nouvelle vie à un simple anneau de plastique.

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