Monde
La peine capitale israélienne pour « actes de terrorisme » suscite une vague d’indignation en Cisjordanie
_**La nouvelle législation, adoptée par la Knesset et visant spécifiquement les Palestiniens, provoque une profonde inquiétude parmi les familles de détenus et soulève des critiques sur la scène internationale.**_
Le vote d’une loi instaurant la peine de mort pour les auteurs d’attaques meurtrières contre des Israéliens a provoqué un choc palpable en Cisjordanie occupée. Pour de nombreuses familles de prisonniers palestiniens, cette mesure législative, portée par des élus d’extrême droite au sein de la coalition gouvernementale, représente une menace directe et inédite. Des rassemblements de protestation se sont tenus devant les bureaux du Comité international de la Croix-Rouge à Ramallah, où des proches brandissaient des portraits de détenus et des pancartes appelant à l’arrêt de cette disposition.
Le texte, qualifié de « fasciste et raciste » par des responsables d’organisations palestiniennes de défense des droits, prévoit que la pendaison devienne la sanction par défaut pour tout Palestinien reconnu coupable d’un homicide qualifié d’acte de terrorisme par la justice militaire israélienne. Ses détracteurs dénoncent un caractère discriminatoire, soulignant que la loi ne s’appliquerait pas de la même manière aux citoyens israéliens. Cette approche, selon eux, sape les fondements du droit international et constitue une menace pour la stabilité régionale.
La réaction internationale a été rapide. Des instances européennes ont exprimé de vives réserves, allant jusqu’à évoquer une possible remise en cause du statut d’observateur d’Israël au Conseil de l’Europe. Sur le plan juridique interne, l’Association pour les droits civiques en Israël a déposé un recours d’urgence devant la Cour suprême, arguant du caractère inconstitutionnel de la législation.
En Israël même, l’adoption de la loi ne fait pas l’unanimité. Alors que le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a célébré le vote de manière ostentatoire au Parlement, une partie de l’opinion publique exprime son désaccord. Des voix s’élèvent pour critiquer une mesure jugée « primitive » ou pour regretter son champ d’application non universel. D’autres citoyens, en revanche, y voient une réponse nécessaire et attendue face à la violence.
Historiquement, la peine capitale est extrêmement rare dans l’État hébreu, n’ayant été appliquée que deux fois depuis sa création, la dernière fois en 1962 contre le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann. Son éventuelle mise en œuvre dans le cadre du conflit israélo-palestinien marquerait donc un tournant significatif, alimentant les craintes d’une escalade et d’une rupture des perspectives de dialogue. Pour les familles palestiniennes, cette perspective juridique nouvelle transforme l’attente déjà douloureuse de leurs proches détenus en une angoisse permanente.
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