Nous rejoindre sur les réseaux

News

La Nouvelle-Calédonie à un carrefour institutionnel

Article

le

Le président de la République a engagé ce vendredi une nouvelle séquence de dialogue sur l’avenir du territoire, en l’absence notable de la principale formation indépendantiste.

Emmanuel Macron a présidé l’ouverture d’une série de consultations dédiées au devenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Le chef de l’État a fixé le cadre de ces échanges, exprimant la volonté de l’exécutif de progresser dans la stabilisation des institutions, en évitant à la fois toute précipitation et toute forme d’immobilisme. Il a toutefois dû constater l’absence à la table des négociations du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui a décliné l’invitation à se rendre à Paris.

Le président a salué la participation des autres délégations politiques calédoniennes, tout en regrettant le choix du FLNKS. Les discussions, qui doivent se poursuivre jusqu’à lundi, ont pour objet principal l’accord signé à Bougival à l’été 2025. Cet accord, qui prévoit notamment l’établissement d’un État calédonien au sein de la République, fait l’objet de vives critiques de la part des indépendantistes, qui lui reprochent de ne pas ouvrir la voie à une pleine souveraineté.

La réunion actuelle ne vise pas à remettre en cause les fondements de cet accord, mais plutôt à en apporter des éclaircissements et à examiner les possibilités d’ajustements. L’objectif affiché est de dégager des perspectives politiques nouvelles et de parvenir à un consensus élargi, jugé nécessaire par plusieurs formations politiques sur le territoire. Cette initiative intervient dans un contexte économique et social particulièrement tendu, marqué par les séquelles des événements survenus au printemps 2024.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus