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Politique

La Nouvelle-Calédonie à la croisée des chemins

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Le président de la République a engagé un nouveau cycle de discussions sur l’avenir institutionnel de l’archipel, en l’absence notable du principal mouvement indépendantiste. Il a affirmé sa volonté de progresser dans le dialogue, tout en évitant toute forme d’immobilisme.

Emmanuel Macron a réuni ce vendredi à l’Élysée l’ensemble des formations politiques calédoniennes, à l’exception du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS). Le chef de l’État a ouvert ces travaux en soulignant la nécessité d’une démarche équilibrée, refusant tout à la fois l’impasse et les méthodes autoritaires. Il a exprimé ses regrets concernant la non-participation du FLNKS, tout en saluant l’engagement des délégations présentes.

L’objet de ces échanges, qui doivent se poursuivre jusqu’à lundi, est l’accord conclu à Bougival en juillet dernier. Ce texte, qui prévoit la création d’un État calédonien au sein de la République française, fait l’objet de vives critiques de la part des indépendantistes. Ces derniers lui reprochent de ne pas ouvrir la voie à une pleine souveraineté. Le président a précisé que l’objectif n’était pas de tout remettre à plat, mais d’apporter les éclaircissements nécessaires pour débloquer la situation.

Cette initiative intervient dans un contexte particulièrement tendu pour l’archipel, toujours marqué par les graves troubles survenus au printemps 2024 et par une crise socio-économique persistante. La mise en œuvre de l’accord de Bougival butait depuis plusieurs mois sur des réserves exprimées par diverses formations, y compris au sein du camp indépendantiste, qui réclamaient des ajustements pour parvenir à un consensus.

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