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La jeunesse népalaise investit les urnes après la contestation

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Portée par une vague d’engagement civique sans précédent, la Génération Z népalaise transforme la révolte en participation démocratique.

Dans la capitale Katmandou, des files d’attente inhabituellement longues se forment devant les bureaux d’inscription électorale. Un mois après les événements qui ont conduit à la démission du gouvernement, les jeunes Népalais manifestent leur volonté de changement par les voies institutionnelles. Cette mobilisation massive contraste avec les images de colère qui avaient marqué le pays en septembre dernier.

Les bureaux de la commission électorale enregistrent un afflux record de nouveaux inscrits, principalement des électeurs de la tranche d’âge 18-25 ans. Les témoignages recueillis auprès de ces jeunes citoyens révèlent une détermination commune à utiliser le scrutin législatif de mars prochain pour opérer un renouvellement de la classe politique. Beaucoup expriment leur conviction que le vote constitue l’outil le plus approprié pour traduire leurs aspirations en actions concrètes.

Cette soudaine prise de conscience politique trouve son origine dans le mouvement de protestation ayant secoué le pays. Les manifestations initiales, déclenchées par des restrictions sur les réseaux sociaux et la perception d’une corruption endémique, avaient rapidement évolué vers une remise en cause plus large du système politique. La répression des manifestations et les dégâts matériels subis par les institutions avaient finalement conduit à un changement de gouvernement.

Les observateurs notent que cette mobilisation électorale traduit une profonde mutation des mentalités chez les jeunes Népalais. Confrontés à un taux de chômage élevé et à des perspectives d’avenir incertaines, ils semblent avoir choisi d’investir le champ politique plutôt que de continuer à subir les décisions de leurs aînés. Leur participation massive aux prochaines élections pourrait significativement modifier l’équilibre des forces politiques traditionnelles.

Les autorités électorales constatent une augmentation spectaculaire des inscriptions, avec jusqu’à quatre fois plus de demandes que lors des scrutins précédents. Cette dynamique devrait se poursuivre jusqu’à la mi-novembre, date limite pour figurer sur les listes électorales. Pour de nombreux jeunes interrogés, il s’agira de leur premier vote, perçu comme un acte fondateur de leur citoyenneté et un moyen d’honorer la mémoire des victimes des récentes tensions.

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