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La Garde suisse dévoile un uniforme historique réinventé

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Pour la première fois depuis près d’un demi-siècle, le corps d’élite pontifical réintroduit un costume cérémoniel du XIXe siècle, modernisé pour les occasions protocolaires.

La Garde suisse pontificale a présenté une version actualisée d’un uniforme de représentation datant du XIXe siècle. Cet ensemble de demi-gala, composé d’une veste en laine sombre agrémentée de boutons dorés et d’épaulettes étoilées, se distingue par sa sobriété comparé aux tenues bigarrées habituellement associées à cette unité. Le col droit rouge et or ainsi que la ceinture aux couleurs jaune et blanche complètent cette tenue réservée aux officiers pour des événements solennels.

Ce costume, dont la dernière utilisation remontait à 1976, a fait l’objet d’un important travail de recherche historique avant sa refonte. Fabriqué en Suisse pour un coût unitaire avoisinant les 2 000 euros, il a été financé par des mécènes privés. Seuls les cadres de la Garde auront le privilège de le porter lors de dîners officiels ou de déplacements en dehors du Vatican.

La présentation de cet uniforme coïncide avec l’arrivée prochaine de vingt-sept nouvelles recrues qui prêteront serment ce week-end. Ces jeunes Suisses, célibataires et de confession catholique, ont suivi une formation militaire et psychologique avant d’intégrer cette unité vieille de cinq siècles. Leur mission principale consiste à assurer la sécurité du souverain pontife, tant au Vatican qu’au cours de ses déplacements.

Un membre de la Garde, Nathan, a confié considérer cet engagement comme « un honneur », malgré les sacrifices qu’il implique. Les gardes, qui perçoivent une rémunération mensuelle d’environ 1 500 euros, effectuent des journées de service pouvant atteindre douze heures. Leur formation inclut des techniques d’autodéfense, de tir et de secourisme, mais la communication reste selon eux l’outil fondamental de leur métier.

La transition avec le nouveau pontife s’est déroulée sans difficulté majeure, malgré une augmentation du nombre d’objets lancés en sa direction lors des apparitions publiques. Les gardes soulignent la relation de confiance établie avec Léon XIV, qui connaissait déjà l’unité depuis son cardinalat.

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