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La France presse l’Union européenne de sanctionner Shein

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Paris intensifie son offensive contre le géant du commerce en ligne, accusé de multiples manquements aux réglementations européennes, tandis que Bruxelles affirme prendre la situation « très au sérieux ».

Le gouvernement français a formellement demandé à la Commission européenne d’adopter des sanctions à l’encontre de la plateforme Shein, qu’il estime en infraction manifeste avec le droit communautaire. Le ministre chargé du Numérique a souligné la nécessité de réponses fermes face aux dysfonctionnements répétés du distributeur asiatique. Dans une lettre commune, deux membres de l’exécutif français ont rappelé que les plateformes contrevenantes s’exposent à des amendes pouvant atteindre 6 % de leur chiffre d’affaires mondial, voire à une suspension de leurs activités.

En parallèle, les autorités hexagonales ont engagé une procédure de suspension à l’échelle nationale. Shein dispose d’un délai court pour retirer les articles interdits, sous peine de voir son site inaccessible depuis la France. Une opération de contrôle douanier sans précédent a été menée jeudi à l’aéroport de Roissy, où des colis en provenance de la plateforme ont été inspectés. Les vérifications ont mis en lumière la présence de produits non conformes, incluant des cosmétiques non autorisés, des jouets dangereux, des contrefaçons et des appareils électroménagers défectueux.

Le ministère de l’Économie a saisi la justice afin d’obtenir le blocage du site, invoquant des troubles à l’ordre public causés par les manquements de l’entreprise. Cette saisine en procédure accélérée pourrait aboutir sous quelques jours. Parmi les produits litigieux récemment identifiés figurent des armes de catégorie A et des poupées à connotation sexuelle représentant des mineures, ayant déjà fait l’objet d’une enquête du parquet de Paris.

De son côté, la direction de Shein a fait part de son « engagement indéfectible » à se conformer à la législation française. Dans un courrier adressé aux autorités, son président exécutif a proposé une rencontre pour présenter les mesures correctives adoptées, tout en annonçant la suspension temporaire des ventes réalisées par des tiers et des articles non textiles. Cette offensive réglementaire intervient alors que la marque poursuit son implantation physique en France, avec l’ouverture récente d’un magasin parisien ayant attiré plusieurs milliers de visiteurs.

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