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Économie

La flambée des cours du pétrole entraîne une hausse généralisée des billets d’avion

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Les compagnies aériennes, confrontées à une envolée du prix du kérosène, répercutent une partie de cette pression sur leurs tarifs long-courriers. Plusieurs transporteurs ont déjà annoncé des ajustements.

Face à la forte augmentation du coût du carburant, le groupe Air France-KLM a décidé de majorer ses tarifs sur les vols long-courriers. Cette décision, effective pour les billets émis à partir de ce mercredi, se traduit par une hausse de cinquante euros aller-retour en classe économique. Le groupe justifie cette mesure par la hausse soudaine et significative du prix du kérosène, elle-même liée au contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient.

Cette approche n’est pas isolée. Plusieurs compagnies à travers le monde ont procédé à des révisions similaires ces derniers jours. D’autres transporteurs français, comme Air Caraïbes et French Bee, ont également ajusté une partie de leur tarification, tout en affirmant vouloir préserver l’accessibilité de leur offre. Corsair, spécialiste des liaisons vers l’Outre-mer et l’Afrique, a aussi acté une augmentation face à l’explosion de son budget carburant. En revanche, la low-cost Transavia, appartenant au groupe Air France-KLM, indique pour l’instant ne pas avoir pris de décision en ce sens, tout en restant attentive à l’évolution de la situation.

Le secteur aérien subit de plein fouet la volatilité des marchés de l’énergie. Le cours mondial du carburant d’aviation a récemment atteint un niveau très élevé, représentant environ le double de son prix début janvier. Cette hausse dépasse même celle du baril de brut, référence sur les marchés. Cet écart s’explique par des contraintes spécifiques au raffinage du kérosène, qui n’est pas prioritaire pour les industriels par rapport à l’essence ou au gazole.

Le poste carburant constitue l’une des principales charges d’exploitation des compagnies aériennes. Pour atténuer l’impact de ces fluctuations, certaines ont recours à des stratégies de couverture, consistant à acheter une partie de leurs besoins à un prix fixe plusieurs mois à l’avance. Air France-KLM avait ainsi annoncé en février avoir sécurisé une large part de ses approvisionnements pour les trimestres à venir. Ces mécanismes permettent de lisser les effets des chocs pétroliers, mais ne les absorbent pas totalement, conduisant souvent à des révisions tarifaires pour les passagers.

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