Monde
La Finlande réintègre l’arsenal des mines antipersonnel
À la frontière russe, les forces armées finlandaises reprennent l’entraînement à la pose de ces engins explosifs, récemment réautorisés après le retrait du traité d’Ottawa.
Agenouillé dans la neige, un jeune soldat tend délicatement un fil de déclenchement entre deux troncs de conifères. À quelques mètres de là, une charge explosive est dissimulée. Cette scène d’instruction, observée dans le nord de la Finlande, marque un tournant doctrinal. Quelques semaines après avoir officiellement quitté la convention d’Ottawa, l’armée finlandaise réapprend méthodiquement l’emploi des mines antipersonnel, des armes qu’elle avait bannies il y a plus de dix ans.
La décision de se retirer du traité international, prise l’an dernier, s’inscrit dans un contexte stratégique redéfini par la proximité géographique avec la Russie. Les autorités militaires estiment désormais que ces engins, jugés obsolètes par certains, conservent une utilité opérationnelle certaine dans la défense du territoire. Leur réintroduction dans la panoplie défensive répond à une logique de dissuasion et de préparation à un conflit de haute intensité, à l’image des enseignements tirés des récents théâtres d’opérations.
Les exercices en cours visent à former l’ensemble du personnel, des appelés du service national aux réservistes. L’objectif est de maîtriser les techniques de pose, de camouflage et de sécurisation de ces dispositifs. Les instructeurs mettent en avant leur valeur pour ralentir une avancée adverse, canaliser les mouvements ennemis ou sécuriser des positions défensives. Pour l’instant, les manœuvres utilisent des simulateurs ou des mines d’exercice, l’armée ne disposant plus de stocks opérationnels depuis son adhésion au traité.
La production nationale devrait reprendre prochainement. Les responsables militaires privilégient le développement d’engins simples, robustes et peu coûteux, plutôt que des modèles à autoneutralisation. Cette orientation technique repose sur une analyse pragmatique. Elle considère que la durée potentielle d’un conflit pourrait excéder la période d’activité limitée de mines plus sophistiquées, dont la désactivation automatique poserait un problème opérationnel.
La question du déploiement effectif en temps de paix reste en suspens. Aucun projet de minage systématique de la longue frontière orientale n’est à l’ordre du jour. Les plans détaillés de pose, incluant une cartographie numérique rigoureuse, seraient activés uniquement en cas de crise imminente, sur décision politique. Cette approche cherche à concilier les impératifs de sécurité nationale avec les considérations humanitaires liées à l’emploi d’armes dont l’impact peut persister bien après les hostilités.
Cette évolution doctrinale finlandaise s’inscrit dans un mouvement plus large observable chez plusieurs nations frontalières de la Russie. Elle reflète une réévaluation des équilibres stratégiques en Europe et une adaptation aux réalités de la guerre contemporaine, où les moyens classiques conservent, à côté des technologies nouvelles, une place déterminante.
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