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La droite espagnole mobilise ses troupes contre un exécutif fragilisé

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Des dizaines de milliers de manifestants ont convergé dans la capitale pour réclamer le départ du chef du gouvernement, dont l’entourage est éclaboussé par des procédures judiciaires.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé ce dimanche à Madrid à l’appel du Parti populaire. Les manifestants scandaient leur exigence de voir Pedro Sánchez quitter la tête de l’exécutif, dans un contexte de mise en cause pénale de proches collaborateurs et de membres de sa famille. Le rassemblement intervient après une série de revers pour la majorité de gauche, avec la condamnation du procureur général de l’État pour violation du secret judiciaire et l’incarcération de l’ancien ministre José Luis Ábalos dans une affaire de corruption.

Le président du PP, Alberto Núñez Feijóo, a fustigé depuis l’estrade ce qu’il a qualifié de système de pouvoir fondé sur des pratiques illégales. Il a une nouvelle fois exigé la tenue d’élections législatives anticipées, estimant que le pays avait assez supporté des responsables se plaçant au-dessus des lois. Autour de lui, plusieurs figures de premier plan, dont la présidente de la région madrilène Isabel Díaz Ayuso et l’ancien chef du gouvernement Mariano Rajoy, ont apporté leur soutien à cette mobilisation.

La dirigeante madrilène a pour sa part dénoncé une dérive qu’elle assimile à une mainmise mafieuse sur les institutions, évoquant la période la plus critique du pays depuis le rétablissement de la démocratie. Les participants interrogés sur place ont exprimé un profond mécontentement, pointant la dégradation du pouvoir d’achat et l’envolée des prix du logement. Certains, se disant apolitiques, affirment surtout rejeter ce qu’ils perçoivent comme une culture du mensonge.

Face à cette pression, le Premier ministre socialiste maintient sa détermination à poursuivre son mandat jusqu’à son terme prévu en 2027. Il dénonce régulièrement des manœuvres politiques et des campagnes de déstabilisation orchestrées selon lui par la droite et l’extrême droite. Les autorités madrilènes ont évalué le nombre de participants à environ 40 000 personnes.

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